Au Burkina Faso, l’on constate une dégradation importante des sols liée à une gestion insuffisante des éléments nutritifs et à des pratiques agricoles inadaptées aux conditions climatiques et pédologiques. Dans ce contexte, une étude est menée par des chercheurs d’universités et centres de recherche burkinabè et allemand pour analyser l’évolution des pratiques agricoles endogènes au Nord du Burkina Faso. Les résultats de l’analyse des données montrent un large éventail de pratiques endogènes connues et utilisées par les agriculteurs, que l’on peut considérer comme des pratiques agroécologiques. A noter par ailleurs que les agriculteurs sont en phase d’amélioration de leurs pratiques endogènes (jachère, compostage) et adoptent de nouvelles pratiques de gestion durable des sols (cultures fourragères, semences améliorées, association de cultures et semis en ligne). Les deux communes étudiées sont engagées dans une dynamique de transition agroécologique entraînant d’importantes transformations de l’agroécosystème dans son ensemble.




