De nombreuses transformatrices du Faso se sont constituées en réseau national avec l’appui de l’Aprossa. Elles ont en commun la recherche de la qualité, et unissent leurs efforts pour relever le défi de la distribution.

Au Burkina Faso, tout comme chez ses voisins sahéliens, l’explosion démographique des centres urbains et le changement des modes de vie entrainent de nouvelles demandes et exigences des citadins concernant leur alimentation. Ils sont non seulement à l’affût de produits de qualité mais ils recherchent aussi des céréales faciles et rapides à préparer. Si la demande augmente avec un potentiel de marché bien réel, l’insuffisance de l’offre en produits locaux de qualité a souvent contraint les consommateurs à acheter des produits importés. Pourtant aujourd’hui on trouve de plus en plus de produits élaborés à partir de céréales locales et répondant à ces préoccupations. Parmi les entrepreneurs à l’origine de cette offre diversifiée, les femmes du Réseau des transformatrices de céréales du Faso, avec l’accompagnement technique d’Aprossa, se forgent depuis quelques années une réputation qui dépasse les frontières.

Le Réseau des transformatrices de céréales du Faso (RTCF) : quand la diversité l’emporte sur la quantité. Né en 2005, du regroupement de 20 Unités de transformation (UT) de Ouaga (soit des groupements de femmes à statut associatif, soit d’entreprise) appuyées par Aprossa, le RTCF fédère aujourd’hui 60 UT, soit plus de 2 000 femmes de 3 provinces du Burkina Faso : Kadiogo (Ouagadougou), Houet (Bobo Dioulasso) et Comoé (Banfora). La quantité de céréales transformées annuellement par le Réseau atteint 900 tonnes. À titre indicatif, le tableau ci-dessous présente les quantités de céréales transformées et le chiffre d’affaire des 20 UT du Kadiogo.

21
21

Le Burkina Faso produit en moyenne 5 000 000 tonnes de céréales par an. On estime que seulement 20 % de cette production est commercialisée, l’essentiel étant autoconsommé par les producteurs. Sur la part commercialisée, une très faible partie est transformée puisque les pays sahéliens ont peu d’industries agro-alimentaires. L’essentiel de la transformation des céréales locales est donc assuré par de petits groupements féminins. Le RTCF est l’une des structures les plus importantes au Burkina. Sa force réside dans la diversité et la qualité des produits proposés ainsi que leur facilité de préparation qui répondent à la demande des consommateurs.

Une gamme de produits divers et variés… Les femmes innovent dans l’élaboration des produits transformés : couscous, bouillies, déguè pour les céréales, mais aussi condiments, jus, gâteaux. Un site internet présentant les produits et les organisations membres du réseau est en ligne depuis 2006 : (www.rtcf.biz) Lien brisé (vérifié le 21/11/2023)

La qualité, un axe fondamental de la démarche. Afin d’arriver à un produit transformé de bonne qualité, les femmes du RTCF ont reçu un éventail diversifié de formations sur les techniques de fabrication, la qualité sanitaire des aliments et les bonnes pratiques d’hygiène, la conservation des produits (matière première et produits finis), l’emballage, l’étiquetage, etc. Et aujourd’hui, d’après les analyses réalisées en laboratoire, plus de 96 % des produits ont une qualité irréprochable.

Témoignage de Christine Kaboré : Les effets de la qualité ?
« Aujourd’hui, quand les femmes du RTCF déposent leurs produits dans les boutiques pour les vendre, les gérants reconnaissent qu’ils sont de qualité car ils se vendent bien. Ainsi, lorsqu’une femme hors du réseau souhaite vendre dans la même boutique, le responsable lui conseille d’aller se former à la qualité, comme les femmes du RTCF ! »

La question de la distribution des produits : parcours du combattant. Les femmes du RTCF sont en permanence à la recherche de nouveaux points de vente pour la commercialisation de leurs produits. Souvent, la formule imposée par les boutiquiers consiste à un « dépôt-vente » : la femme amène les produits et repasse ultérieurement pour encaisser son dû, en fonction du nombre de sachets vendus, le gérant lui remet ses gains. Mais parfois certains boutiquiers ne respectent pas la totalité de leurs engagements ; ils peuvent prendre du retard dans leurs règlements et les transformatrices en sont pénalisées, notamment pour rembourser les crédits contractés en amont de leurs opérations de transformation.

22
22
Une équipe féminine ! De gauche à droite : Assèta Guielbeogo (RTCF), Léonce Atindegla (animatrice Aprossa), Maïmouna Ouedraogo (RTCF), Christine Kaboré (AVI-Aprossa), Berthe Tamini (RTCF)

Témoignage Mme Berthe Tamini
« J’ai déposé des produits dans une boutique de Ouagadougou et aujourd’hui la dette atteint les 900 000 FCFA (environ 1 300 €), résultats d’impayés depuis 2010 ! Je suis obligée maintenant de porter plainte au commissariat. »

Depuis un an, afin de pallier ces problèmes de points de vente, le RTCF a testé l’ouverture d’une boutique communautaire pour la vente des produits de ses membres, à Goughin, Ouagadougou.
À ce jour, les charges fixes (loyer, salaire de la vendeuse…) sont encore difficiles à couvrir ; le volume des ventes est encore insuffisant, même s’il augmente progressivement.
De façon plus ponctuelle, mais régulièrement, les femmes du RTCF utilisent toutes les occasions de foires et autres événements au Burkina et dans la sous-région pour promouvoir leurs produits et notamment les nouveautés : spaghettis de maïs, crêpes de fonio, vermicelles de riz, etc. Ainsi, elles participent aux événements tels que le Siao (Salon international de l’artisanat de Ouagadougou), la Fiara (Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales), la Fidak (Foire internationale de Dakar), les Jaal (Journées agro-alimentaires). Au cours de dégustations, les consommateurs peuvent goûter et apprécier avant d’acheter !
Pourtant, entre les foires, la question de la distribution et de la visibilité des produits en ville reste un souci. Si les femmes du RTCF ne se plaignent pas d’un déficit de vente auprès des consommateurs, « ça sort bien » disent-elles, elles sont conscientes que l’amélioration de l’emballage et le développement des circuits de distribution sont deux enjeux de taille pour développer leurs activités.
Certaines pistes pourraient permettre de développer les ventes comme, par exemple, l’obtention de contrats d’approvisionnement de cantines scolaires avec le Programme alimentaire mondial ou avec des hôpitaux.
Au-delà de la qualité du produit, son emballage, premier élément d’attraction du consommateur, est essentiel ! L’emballage est crucial car il attire le consommateur. Aujourd’hui, la majorité des produits céréaliers est conditionnée en sachets, avec des étiquettes en noir et blanc. Les femmes cherchent à obtenir des visuels en couleur, mais cela est coûteux et souvent réservé pour des occasions particulières, comme les foires commerciales. Les boîtes en carton imprimé sont encore plus chères… Au-delà de l’emballage, l’image « traditionnelle » véhiculée par un produit local pénalise leur acceptation par les consommateurs, c’est pourquoi les transformatrices ont élaboré des publicités (radio ou télé), afin de faire évoluer les mentalités.

Afrique verte international, Aprossa et le RTCF
La question de la transformation des céréales a toujours été considérée comme fondamentale pour AVI, elle permet de prolonger et d’approfondir l’action de production et le souci d’approvisionner les zones de consommation avec les produits locaux.
C’est pourquoi, depuis 2005, Aprossa met en oeuvre une stratégie qui permet de renforcer les capacités des transformatrices tout au long de la chaîne de production : depuis la structuration des groupements et leur fédération au niveau national, jusqu’à la promotion auprès des consommateurs, en passant par les techniques d’approvisionnement, de transformation, de suivi de la qualité, de gestion et de marketing.
Enfin, Aprossa incite les femmes du Réseau à s’organiser et à s’unir, pour mieux développer leur plaidoyer auprès des décideurs locaux et des pouvoirs publics.

Un réseau de professionnels, pour quoi faire ? La structuration permet d’être « ensemble » et de ne plus être isolé, de partager les acquis, et de trouver des solutions aux contraintes communes, telles que l’acquisition d’équipements, notamment l’achat en gros d’emballages, l’ouverture d’une boutique, la location de stands au cours de foires, la participation à des voyages d’étude… Enfin, l’adhésion des UT au RTCF permet aux transformatrices d’avoir accès à des céréales de qualité, fournies par les organisations de producteurs partenaires. Le renforcement des capacités pour améliorer la qualité du produit, à tous les maillons de la filière, est ainsi un véritable atout.

  • Philippe Ki est spécialisé en économie-gestion, avec une longue expérience sur le développement rural en milieu associatif. Il est Coordinateur de l’Association pour la promotion de la sécurité et de la souveraineté alimentaires au Burkina (Aprossa) depuis 1998.
  • Cet article a été rédigé suite à une réunion avec des représentantes du Réseau des transformatrices de céréales du Faso (RTCF) et d’Aprossa (Afrique verte Burkina), membre du groupe Afrique verte international (AVI) qui rassemble aussi Amassa Mali, AcSSA Niger et Afrique verte en France. Le groupe AVI vise à promouvoir la filière céréalière au Sahel, de la production à la consommation en passant par la transformation et la commercialisation. AVI favorise, entre autres, la transformation des céréales locales afin d’offrir aux consommateurs des produits de qualité, prêts à l’emploi. Pour plus d’information sur le RTCF : rtcf.pres@gmail.com
Stay informed⸱e!

Subscribe to our publications and newsletters to receive them directly in your mailbox.

" * " indicates required fields

This field is used for validation purposes only and should remain unchanged.

Other articles that might interest you

Au Sénégal, promotion du sésame via la formation professionnelle
Caroline Amronm

Le développement de la filière sésame pose la question de sa promotion auprès des sénégalais, le produit n’entrant pas traditionnellement dans les habitudes de consommation. L’Ugan s’associe aux centres de formation professionnels afin de promouvoir son utilisation dans l’enseignement des métiers de la restauration. Situation au Sénégal : Pourquoi introduire une nouvelle culture ? Voilà plusieurs années que le sésame a attiré l’attention du gouvernement sénégalais et ce pour plusieurs raisons : ses avantages agronomiques (faible demande en…

Lire PDF
Le potentiel de développement des micro et petites entreprises agro-alimentaires
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas

Si elle ne prend pas en compte le secteur de la transformation qui la connecte aux marchés, l’agriculture vivrière commerciale ne sera pas en mesure de relever les défis de sécurité et de souveraineté alimentaires des pays ouest-africains. Tour d’horizon du potentiel du secteur agro-alimentaire et des effets de leviers à activer pour son développement. Le rôle de l’agriculture vivrière commerciale est essentiel pour dynamiser les marchés locaux et prémunir les populations contre les hausses des prix alimentaires…

Lire PDF
Valoriser une céréale traditionnelle africaine, le fonio
Djibril Dramé, Famoï Béavogui, Jean-François Cruz

Le fonio est certainement la plus ancienne céréale cultivée en Afrique de l’Ouest. Malgré de bonnes qualités nutritionnelles, sa valorisation a longtemps été freinée par la pénibilité de sa transformation artisanale. Des recherches récentes ont permis de mécaniser plusieurs étapes de sa transformation pour mieux le valoriser. Dans la cosmogonie du peuple Dogon, au Mali, la graine de fonio, appelée pô, est considérée comme «le germe du monde ». Le fonio (cf. encadré) donne des grains minuscules, de…

Lire PDF
Introduction aux enjeux de valorisation des produits locaux en Afrique de l’Ouest
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas

Si le fort potentiel de contribution de l’agro-alimentaire au développement économique et social a été démontré, ce secteur demeure confronté à de nombreuses contraintes aussi bien techniques que liées à l’environnement des services nécessaires à son essor. Autant de défis à relever pour valoriser les produits locaux. La part des produits locaux et régionaux dans la consommation urbaine des pays ouestafricains est importante, et le panier de la ménagère dans cette région est suffisamment diversifié pour constituer un…

Lire PDF
Les transformateurs de fruits du Bénin plaident pour un soutien de l’État
Dieu-Donné Alladjodjo, sjnounagnon

Dieu-Donné Alladjodjo est président d’une coopérative et Directeur général de PromoFruits Bénin, une société créée par la coopérative pour gérer l’unité industrielle de transformation de l’ananas en jus IRA vendu en cannettes. Il nous parle ici de son parcours et nous dévoile quelques conseils. 23 Joachim N. Saizonou : Avant d’être Directeur général de la société PromoFruits Bénin, vous avez commencé comme producteur d’ananas. Pouvez-vous nous présenter votre parcours ? Dieu-Donné Alladjodjo : Originaire de Sékou, dans la…

Lire PDF
Investir dans les boissons naturelles, les pistes artisanales à explorer
Cécile Broutin

En Afrique de l’Ouest, si la transformation industrielle en jus naturels est souvent considérée comme la meilleure possibilité de valorisation des fruits, d’autres pistes de production de boissons locales via des procédés artisanaux améliorés ont le vent en poupe et sont à explorer. Grain de Sel : Pouvez-vous nous présenter un aperçu de l’offre et de l’appréciation par les consommateurs des jus naturels locaux disponibles sur les marchés ouest africains ? Cécile Broutin : Les données sur la…

Lire PDF
Face aux défis de la valorisation des produits locaux, une diversité de solutions
Inter-réseaux

La première partie de ce dossier tente de planter le décor de l’état du marché et de la consommation alimentaire en Afrique de l’Ouest d’une part, du secteur clé de la valorisation des produits locaux que constituent les micro et petites entreprises agro-alimentaires (MPEA) d’autre part, puis des différentes catégories d’enjeux et défis à relever pour une valorisation effective et efficace des produits alimentaires locaux à destination des consommateurs ouest-africains. Si les politiques publiques ouest-africaines et les politiques…

Lire PDF
Des membres d’Inter-réseaux agissent sur le thème de la valorisation des produits locaux
Inter-réseaux

Les actions des membres institutionnels d’Inter-réseaux sur le thème de la valorisation des produits locaux sont nombreuses et variées. De la publication d’articles spécialisés, à la capitalisation d’expériences, en passant par la mise en oeuvre de projets de développement ou l’animation de débats, en voici un échantillon. Projet L’Iram et la valorisation du Jatropha pour les besoins énergétiques Le projet vise à développer une filière courte d’huile de Jatropha en production paysanne, afin d’alimenter l’électrification et les services…

Lire PDF
Perspectives, limites et éléments de débats concernant la valorisation des produits locaux
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas, Sébastien Subsol

Au regard de l’ensemble des informations et expériences rassemblées dans ce dossier, et suite au bilan dressé dans l’article précédent, voici quelques perspectives, éléments d’analyse, pré-requis relevés quant au thème de la valorisation des produits locaux. Quelles perspectives pour le développement des micro et petites entreprises agro-alimentaires (MPEA) ? Les perspectives de la demande alimentaire sont favorables au développement du secteur agro-alimentaire (extrait étude MSU). Dans la sous-région ouest africaine, il existe un important marché pour les filières…

Lire PDF
Enjeux de la filière huile de palme en République de Guinée
Floriane Thouillot, Jacques Koundouno, Kerfalla Camara, Pierre Ferrand

Ces dernières années, la République de Guinée a connu une extension rapide des surfaces plantées en palmiers améliorés. L’arrivée prochaine en production de ces dernières, avec pour conséquence d’importantes quantités d’huile de palme produites, fait peser d’importants enjeux sur le développement de cette filière. L’huile de palme est la première huile produite, consommée et échangée en Afrique de l’Ouest. Toutefois, cette production est de plus en plus menacée par les importations d’huiles de palme asiatiques et les autres…

Lire PDF
Inter-réseaux et ses membres s’investissent au Burkina Faso pour la valorisation des produits locaux
Inter-réseaux

Dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest » porté par le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) et la Fondation de France (cf. interview page 45), la Confédération paysanne du Faso (CPF), le Gret et Inter-réseaux se mobilisent depuis fin 2011 au Burkina Faso pour conduire un projet pilote de renforcement des stratégies d’acteurs valorisant les produits locaux en lien avec les consommateurs urbains. Ce projet vise à identifier, capitaliser,…

Lire PDF
Rova, pour des produits laitiers de qualité accessibles à tous
Kasprzyk Marta, Randriamahaleo Alexandre

À Madagascar, la consommation moyenne de lait est bien inférieure aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (5 contre 60 kg/habitant/an). L’union de coopératives laitières Rova a décidé de relever le défi en produisant et commercialisant des produits de qualité destinés au marché local, et accessibles aux différentes catégories sociales. Professionnalisation des éleveurs et commercialisation de produits de qualité, tels sont les objectifs de Rova qui développe des services en amont (appui technique et conseil aux producteurs)…

Lire PDF
Le beurre de karité à la conquête des marchés locaux
Azara Nfon Dibié, Fanny Grandval, Martine François

_ Avec près de 20 ans d’existence, l’Association Rimtereb Som et sa « petite soeur », la marque « Takam Cosmétiques », ont bel et bien réussi à investir aujourd’hui le marché local du Burkina Faso pour la vente de produits cosmétiques au karité. Retour sur le parcours de leur responsable, Martine Kaboré, une femme entreprenante. Lorsqu’elle créa Rimtereb Som en 1994, Martine Kaboré avait en tête de rassembler des femmes veuves et nécessiteuses autour d’activités génératrices de…

Lire PDF
Comprendre la demande des villes pour valoriser les produits locaux
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas

Ces dernières décennies, la croissance démographique rapide des villes d’Afrique de l’Ouest a entraîné l’essor d’un véritable marché pour des produits locaux diversifiés et de plus en plus transformés. Présentation illustrée des caractéristiques de cette consommation alimentaire urbaine en pleine mutation. D’après les statistiques des Nations unies, la population urbaine en Afrique subsaharienne (ASS) atteint aujourd’hui environ 313 millions d’habitants, soit 37,6 % de la population totale. Si l’Afrique de l’Ouest ne comptait que 15 % d’urbains en…

Lire PDF
Réintroduire des produits délaissés : les légumes feuilles
Marine Raffray

Longtemps restreint à l’autoconsommation, le légume feuille est devenu un produit destiné au marché pour de nombreux producteurs kenyans ayant bénéficié de soutiens spécifiques. Ceux-ci touchaient en particulier à l’organisation collective et à la recherche de débouchés. Retour sur les enseignements de cette expérience Les légumes feuilles sont un produit à double avantage : ils sont peu exigeants en termes d’itinéraire technique et sont vendus à des prix abordables pour les populations les plus vulnérables. Leurs bienfaits nutritionnels…

Lire PDF
L’essor des produits dérivés du manioc en Afrique de l’Ouest
Fanny Grandval

La production de manioc a connu une hausse importante ces 30 dernières années, en partie dynamisée par le secteur de la transformation en plein essor. Une grande diversité de produits transformés, par voies traditionnelles ou industrielles, existe et leur développement s’accompagne de technologies et de politiques performantes. L’Afrique est le premier producteur de manioc au monde. Les principaux pays producteurs sont le Nigeria (35 % de la production africaine totale et 19 % de la production mondiale), la…

Lire PDF
Répertoire des acteurs-témoins mobilisés pour cette publication

enda graf Enda Graf Sahel Objectif de la structure : appui aux initiatives populaires et aux politiques publiques Thèmes d’expertise : appui au développement des micros et petites entreprises agro-alimentaire (MPEA) Contact : BP: 13069 Cité Millionnaire, grand Yoff, Dakar. Tél. : + 221 33 827 20 25 Fatou Ndoye Fatou N’Doye Fonction : coordinatrice du Pôle agro-alimentaire à Enda Graf Sahel Spécialité : sociologue fatouassndoye@yahoo.fr Pape Seck Pape Seck Fonction : chargé de programme Filières agricoles et…

Lire PDF
Soutenir les initiatives des exploitations familiales et des petites entreprises à la conquête des marchés urbains
Bénédicte Hermelin, Freddy Destrait

À l’horizon 2025, les 15 pays de la Cedeao compteront prés de 400 millions d’habitants. Ce contexte de très forte croissance démographique s’accompagne déjà actuellement d’un développement urbain sans précédent qui risque de bouleverser les rapports villes – campagnes en particulier au niveau de la répartition spatiale des populations en faveur des villes. Ce scénario pose des problèmes de sécurité alimentaire dans la mesure où les « urbains » sont des importateurs nets de produits alimentaires. Par ailleurs,…

Lire PDF
Les transformatrices de céréales du Faso en réseau
Fanny Grandval, Philippe Ki

De nombreuses transformatrices du Faso se sont constituées en réseau national avec l’appui de l’Aprossa. Elles ont en commun la recherche de la qualité, et unissent leurs efforts pour relever le défi de la distribution. Au Burkina Faso, tout comme chez ses voisins sahéliens, l’explosion démographique des centres urbains et le changement des modes de vie entrainent de nouvelles demandes et exigences des citadins concernant leur alimentation. Ils sont non seulement à l’affût de produits de qualité mais…

Des membres d’Inter-réseaux agissent sur le thème de la valorisation des produits locaux
Inter-réseaux

Les actions des membres institutionnels d’Inter-réseaux sur le thème de la valorisation des produits locaux sont nombreuses et variées. De la publication d’articles spécialisés, à la capitalisation d’expériences, en passant par la mise en oeuvre de projets de développement ou l’animation de débats, en voici un échantillon. PROJET L’Iram et la valorisation du Jatropha pour les besoins énergétiques iram Le projet vise à développer une filière courte d’huile de Jatropha en production paysanne, afin d’alimenter l’électrification et les…

Lire PDF
Ce que les expériences de terrain nous enseignent
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas, Sébastien Subsol

Suite à cette revue d’un échantillon d’expériences et d’initiatives de valorisation des produits locaux en Afrique de l’Ouest et dans d’autres pays du continent, voici un bilan des enseignements que l’on peut en tirer, au regard des défis introduits à la page 12. Sur le thème de la valorisation des produits locaux, et des stratégies possibles à mettre en oeuvre pour mieux connecter les acteurs des filières agro-alimentaires aux marchés, voici, au regard des défis énumérés préalablement, quelques…

Lire PDF
Nourrir les villes par la production familiale locale
Jean-baptiste Cavalier

Suite aux émeutes de la faim de 2008, le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) et la Fondation de France se sont associés pour lancer, en 2009, un programme de renforcement de l’agriculture familiale en Afrique subsaharienne, recentré depuis 2010 sur l’Afrique de l’Ouest. Présentation de cette initiative. Grain de Sel : Quels sont les appuis que le programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »apporte aux acteurs du développement rural ? Jean-Baptiste Cavalier…

Lire PDF