Introduction du dossier


30 à 40 % des revenus des ruraux des pays du Sud proviennent d’activités non agricoles. Eh oui, « économie rurale » n’est pas synonyme d’« économie agricole », loin de là !
Cette diversité d’activités n’est pas sans lien avec le caractère saisonnier de l’agriculture : en saison sèche, les agriculteurs ne sont pas inactifs ! Elle témoigne aussi de la stratégie des ruraux à diversifier leurs revenus pour faire face à divers aléas (économiques, agro-climatiques…). Pour beaucoup, l’agriculture seule ne suffit pas à faire vivre une famille. Ils préfèrent ne mettre pas tous leurs œufs dans le même panier ! Qui plus est, les activités rurales non agricoles semblent être dans certains cas plus attractives que les activités agricoles : conditions de travail moins pénibles, salaires plus élevés pour la main d’œuvre qualifiée...
Or, paradoxalement, les activités non agricoles en milieu rural sont rarement abordées en tant que telles dans les projets, programmes ou politiques des pays, voire même considérées comme peu significatives pour l’économie rurale.
Ce dossier souhaite apporter un éclairage sur ces activités qui participent à la vie en milieu rural*. Après un aperçu de différentes stratégies de pluri-activités des ruraux, ce dossier présente quelques cas concrets d’activités rurales non agricoles en Afrique et ailleurs. Il ouvre aussi sur différents enjeux que représentent ces activités en général.
Le sujet sur les « activités rurales » est loin d’être épuisé : vos réactions et contributions sont les bienvenues.
Dossier coordonné par Estelle Deniel, avec l’appui d’Anne Lothoré et sous couvert du comité de rédaction de Grain de sel.

*Un choix a été fait de ne traiter ici que des activités économiques. Ceci ne signifie aucunement que les activités sociales et religieuses ne sont pas importantes pour les identités et dynamiques rurales.


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