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Bulletin mensuel N°361 d'information sur les marchés agricoles

Bulletin mensuel N°361 d'information sur les marchés agricoles
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Commissariat à la sécurité alimentaire 2 juin 2018

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FAITS SAILLANTS

Après cinq mois de commercialisation de la principale culture de rente, les offres de l’arachide sont faibles dans les marchés ruraux de collecte, tandis que les stocks sont abondants à moyens dans les marchés de groupement. Les résultats de la campagne de commercialisation de cet oléagineux sont mitigés.

Les disponibilités des céréales locales sèches sont abondantes pour le mil et moyennes pour le sorgho et le maïs. Au cours des deux derniers mois les disponibilités sont passées de : 5 649 tonnes à 8 149 tonnes pour le mil (+44%), 2 400 tonnes à 1 685 tonnes pour le maïs (-30%), 1 020 tonnes à 1 540 tonnes pour le riz local décortiqué (+51%), tandis que les quantités du sorgho qui se situent à 339 tonnes sont demeurées stables.

Concernant, les légumineuses, les stocks de niébé sont passés de 2 019 tonnes à 1 872 tonnes (-7%), ceux de l’arachide sont passés de 7 840 tonnes à 7 991 tonnes pour la variété coque et de 4 413 tonnes à 9 756 tonnes pour la décortiquée, soit une hausse de +121%, du fait du décorticage de la variété coque visant à mieux conserver les graines.
Pour les céréales importées, les variations des stocks, au cours des deux derniers mois, ont évolué comme suit : 1 872 tonnes contre 6 500 tonnes pour le maïs (+247%), 9 487 tonnes contre 10 695 tonnes pour le riz non parfumé (+13%), 2 373 tonnes contre 2 980 tonnes pour le riz parfumé (+26%).

Le stock de régulation de riz, en fin avril 2018 s’est établi à 182 059 tonnes. Il est composé de 146 335 tonnes (non parfumé), 32 091 tonnes (parfumé), 61 tonnes (entier, intermédiaire), 1 533 tonnes (riz local décortiqué) et 2 039 tonnes (sous douane).
Malgré le gel des importations, il coexiste toujours les variétés locales et importées, avec toutefois, une prédominance des légumes locaux.

Les prix moyens mensuels de détail par kilogramme des céréales locales sèches s’affichent comme suit : 204 F CFA (mil souna), 249 F CFA (sorgho), 200 F CFA (maïs). Au cours des deux derniers mois, ces prix ont augmenté de +6% (mil), +9% (sorgho) et +3% (maïs). Par rapport à leurs niveaux d’avril 2017, ils ont connu des glissements annuels de -7% (mil), de -5% (maïs) et une légère augmentation de +6% pour le sorgho. Comparés aux moyennes quinquennales seul le prix du maïs a connu une variation notable de +12%.

Le prix moyen de détail du kilogramme du riz local décortiqué qui se situe à 285 F CFA est supérieur à tous ces niveaux de comparaison avec des variations comprises entre +4% et +7%.

Le prix du kilogramme du riz importé brisé non parfumé qui se situe à 291 F CFA est légèrement supérieur par rapport à toutes les périodes de comparaison avec des taux variant entre +2% et +6%.

Le prix moyen du kilogramme du riz importé brisé parfumé qui se chiffre à 398 F CFA/kg, demeure relativement stable par rapport à toutes les périodes de référence.
Les disponibilités de l’arachide sont abondantes, notamment dans les marchés de groupement (Touba, Kaffrine, Kaolack).

Les prix moyens par kilogramme, de détail, des légumineuses s’élèvent respectivement à : 462 F CFA (niébé), 233 F CFA (arachide coque) et 448 F CFA (arachide décortiquée). La comparaison des prix, indique une légère augmentation de +6%, au cours des deux derniers mois, pour les deux variétés d’arachide. En revanche, les prix de cet oléagineux ont accusé des baisses : -12% (coque) et -24% (décortiquée) par rapport à l’année dernière à la même période, -12% (coque) et -18% (décortiquée) par rapport aux moyennes quinquennales.

Les prix de détail par kilogramme des légumes se sont établis à : 386 F CFA (oignon local), 469 F CFA (oignon importé), 383 F CFA (pomme de terre locale), 478 F CFA (pomme de terre importée), 500 F CFA (manioc), 388 F CFA (patate douce).
L’approvisionnement des marchés, en bétail, est moyen à important dans les marchés urbains de consommation et faible dans ceux de collecte (primaires). Ce niveau des offres des sujets présentés, est tributaire de la situation déficitaire du fourrage qui contraint les éleveurs à déstocker massivement pour sauver les sujets les plus fragiles. Les prix des sujets sont faibles à moyens selon les catégories et la qualité des sujets présentés.

Les principaux flux commerciaux transfrontaliers qui s’opèrent avec les pays de la sous-région (Mali, Burkina, Guinées, Mauritanie, Gambie) portent sur les produits suivants : arachide, maïs, légumes, tubercules, huile de palme, produits halieutique, sel iodé, fruits et du bétail.

Le mois de mai 2018 serait caractérisé par une affluence importante des acteurs au cours de la première quinzaine et faible dans la seconde quinzaine. Cette situation setrait imputable à l’observation du mois de ramadan. Du coup, il serait observé une augmentation de la demande en céréales locales, notamment du mil. Toutefois, les disponibilités en produits agricoles, seront toujours satisfaisantes. L’accroissement de la demande pourrait se traduire par une augmentation légère des prix des produits locaux.


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