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Bulletin mensuel N°338 d'information sur les marchés agricoles

Bulletin mensuel N°338 d'information sur les marchés agricoles
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Commissariat à la sécurité alimentaire 4 juillet 2016

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FAITS SAILLANTS ET PERSPECTIVES

Sept mois après la mise en marché des produits issus de la campagne agricole 2015/2016, le marché a commencé à baisser d’intensité. Cette situation est imputable à la faiblesse des disponibilités. La tension a été plus accentuée dans les marchés des régions limitrophes avec la Gambie suite à la fermeture des frontières qui a duré environ trois mois.

Au cours des deux derniers mois, le stock disponible dans les marchés en riz local décortiqué, n’a pas connu de variation notable, car il est passé de 650,450 tonnes (avril 2016) à 633,550 tonnes (mai 2016) (source : ARM). Ce stock est essentiellement réparti dans les régions de : Dakar (150 tonnes), St-Louis (129 tonnes), Tambacounda (105 tonnes), Louga (98,750 tonnes), Thiès (58 tonnes) et Matam (51,350 tonnes).

Au cours des deux derniers mois, le stock national de régulation de riz importé, est passé de 142 437 tonnes (avril 2016) à 137 909 tonnes (mai 2016), soit une baisse sensible nette de 4 528 tonnes (-3%) (source : ARM). Ce stock est composé de riz brisé non parfumé (118 019 tonnes), de riz parfumé (19 633 tonnes) et de riz entier et intermédiaire (257 tonnes).

Le prix du kilogramme du riz local décortiqué qui se situe à 290 F CFA, reste supérieur à son niveau de toutes les périodes de référence : +4% par rapport à sa valeur d’avril 2016 (278 F CFA), +3% par rapport à ceux de mai 2015 (280 F CFA) et à la moyenne quinquennale (280 F CFA).

Le prix du kilogramme du riz ordinaire importé brisé est de 268 F CFA/kg. Ce prix n’a pas varié au cours des deux derniers mois, mais reste inférieur à son niveau de mai 2015 (280 F CFA) et à la moyenne des cinq dernières années (288 F CFA), avec des baisses de -5% et -7% respectivement.

Les prix moyens mensuels de détail/consommateur par kilogramme des céréales locales sèches se situent à : 188 F CFA pour le mil souna, 222 F CFA pour le sorgho, 198 F CFA pour le maïs. Par rapport au mois d’avril, ces prix ont tous augmenté dans les proportions ci- après : +7% pour le mil, +8% pour le sorgho et +3% pour le maïs. Comparés à leurs niveaux de 2015 à la même période, les prix du mil et du sorgho ont reculé de -11% et -3% respectivement, tandis que celui du maïs a légèrement augmenté de +1%. Par rapport aux moyennes quinquennales, les prix de mai 2016 ont varié comme suit : -12% pour le mil, +2% pour le sorgho et -1% pour le maïs.

Les prix moyens de détail par kilogramme des légumineuses s’élèvent à 468 F CFA, 314 F CFA et 598 F CFA, respectivement pour le niébé, l’arachide coque et l’arachide décortiquée. L’analyse de l’évolution des prix indique une tendance haussière des prix de l’arachide au cours des deux derniers mois, avec des hausses de +10% (arachide coque) et +9% (arachide décortiquée). Par rapport à leur niveau de mai 2015, seul le prix du niébé a baissé (-16%), tandis que ceux de l’arachide ont augmenté de +12% (arachide coque) et de +7% (arachide décortiquée). Par rapport aux moyennes quinquennales, les prix de l’arachide ont progressé de +22% (coque), de +11% (décortiqué), tandis que celui du niébé est plus bas (-11%).

Le marché est abondamment approvisionné en légumes locaux (oignon, pomme de terre). Le prix de l’oignon a baissé de -15%, ceux de la pomme de terre et du manioc ont augmenté de +8% et de +7%, respectivement.

Les marchés de bétail sont moyennement approvisionnés mais les prix des sujets sont relativement abordables.

Les principaux flux commerciaux transfrontaliers qui s’opèrent avec les pays de la sous-région (Mali, Burkina, Guinée, Mauritanie) sont constitués des produits suivants : arachide, maïs, huile de palme, fruits, bétail (bovin, ovin) et autres.

Au cours du mois de juin 2016, les marchés devront être marqués par un niveau d’approvisionnement faible en arachide, moyen en céréales locales sèches, abondant en riz importé et en légumes locaux (oignon, pomme de terre). Il en résulterait un relèvement des prix des céréales locales sèches, un renchérissement de ceux de l’arachide, tandis que ceux du riz importé, à défaut de baisser pourraient rester stables.


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