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Note AGTER : Les partenariats de financement public-privé : symptôme révélateur de la “financiarisation” du développement agricole ?

Note AGTER : Les partenariats de financement public-privé : symptôme révélateur de la “financiarisation” du développement agricole ?
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AGTER 4 novembre 2013

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Depuis 20 ans, les budgets publics du nord et du sud se désintéressent de l’agriculture des pays
dits "en voie de développement". Le discours politique l’a pourtant récemment replacée au cœur des
enjeux, la France soulignant en particulier le rôle de l’agriculture familiale pour résorber les fléaux que
sont la faim et la pauvreté.

L’aide publique du Nord se targue, dans ce contexte, de miser davantage sur le "capital-investissement"
(l’achat généralement à court terme de parts d’entreprises agricoles, des actions), souvent
en association avec des financiers privés. Elle amplifie en cela une fonction de "catalyseur de financements
privés".

Si la proportion d’argent public ainsi utilisé est encore minoritaire, elle traduit l’encouragement par
le politique de la rationalité financière dans le secteur de la production agricole des pays du sud. Ce qui
soulève plusieurs questions, au regard des objectifs de développement.

Les bénéficiaires directs de cette orientation sont des entreprises dont la priorité est de générer
des dividendes et les actionnaires de ces entreprises. L’impératif de rentabilité financière, auquel sont
étrangères les exploitations familiales paysannes, suppose souvent grande échelle d’exploitation des
ressources naturelles et réduction du recours à la main d’œuvre. Alors, s’en remettre à l’"efficacité" du
secteur financier privé permet-il de privilégier les voies de développement qui serviraient le mieux l’intérêt
général ?

Les institutions financières publiques achètent des actions et s’associent avec des fonds d’investissement
privés avec certaines attentes "extra-financières". Ces "critères environnementaux et sociaux"
garantissent-ils la contribution des activités soutenues à la lutte contre la pauvreté ? Peuvent-ils
éviter à ces institutions publiques de participer à des accaparements de terres ? C’est sous l’angle de
ces questions que l’auteur propose d’aborder les implications du capital-investissement.

Lire la note (11 p.) : www.agter.asso.fr/IMG/pdf/aymes_ifid_et_capital_investment_fr_2.pdf


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