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Etude de base pour la formulation de projet sur l'élevage transhumant dans la basse et moyenne vallée de l'Ouémé (Corridor Bénin - Nigeria)

Etude de base pour la formulation de projet sur l'élevage transhumant dans la basse et moyenne vallée de l'Ouémé (Corridor Bénin - Nigeria)
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SNV 14 octobre 2016

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L’objectif général de cette étude est de documenter et d’analyser la problématique de gestion de la transhumance en vue de la formulation d’un projet de « Gestion concertée de l’espace de production dans la Basse et Moyenne Vallée de l’Ouémé pour le développement de l’agropastoralisme sur le corridor prenant en compte les itinéraires Niger – Burkina- Bénin - Nigeria ». Elle a été initiée par la SNV (Service néerlandais pour le développement) et le Haut-Commissariat pour la Gouvernance Concertée de la République du Bénin, sur financement de l’Ambassade Royale des Pays Bas.

La basse et moyenne vallée de l’Ouémé (BMVO) dispose d’importantes potentialités fourragères et hydriques qui attirent la transhumance. Les principales localités de séjour des transhumants commencent à enregistrer des spéculations foncières engendrant des conflits de passage avec des transhumants.
Les premiers troupeaux et pasteurs transhumants apparaissent dans cette région à partir des années 1970, aux lendemains de la grande sécheresse dans le Sahel.
Depuis cette date, la BMVO est devenue une zone d’intenses activités pastorales saisonnières impliquant les transhumants nationaux et transfrontaliers avec une moyenne de 84 000 têtes de bovins par an de 2007 à 2013. Les troupeaux et pasteurs venant du Nigéria sont annuellement les plus importants.

Sur les 4 décennies que dure la transhumance dans cette zone, on peut observer plusieurs évolutions majeures, à la fois, au niveau des populations et administrations locales, et au niveau de l’organisation sociale des pasteurs transhumants.
Au niveau local, on peut signaler :
- L’accroissement démographique rapide, avec la prédominance des jeunes ruraux
- L’extension des superficies cultivées et la réduction des pâturages
- L’irrégularité du calendrier agricole du fait des effets des changements climatiques
- La mise en œuvre de la décentralisation territoriale au niveau des communes à partir de 2003
Au niveau des pasteurs transhumants, on peut relever :
- L’accroissement des troupeaux
- La modification de la composition sociale (âge et statut de propriété) des équipes de bouviers conduisant les troupeaux
- L’utilisation de bouviers salariés et d’intermédiaires – négociants de la transhumance
La transhumance bovine dans la BMVO recouvre divers enjeux et défis majeurs,
dont :
- L’aménagement du territoire dans chacune des communes de la zone, pour définir et sécuriser les voies de passage et les pâturages et points d’abreuvement des troupeaux
- La gestion intercommunale des services d’infrastructure de gestion de la transhumance
- La maîtrise du calendrier agricole, contraignante du fait de la promotion des cultures de décrue, et difficile du fait de la variabilité des saisons pluviales liée aux changements climatiques
- L’embellie saisonnière des économies locales. L’organisation annuelle de la transhumance est une opportunité d’inflation de chiffres d’affaires de nombreuses femmes et jeunes hommes locaux réalisés à partir des demandes de produits vivriers, vétérinaires et de services divers consommés pendant le séjour des pasteurs transhumants
- L’amélioration des recettes fiscales perçues par les communes traversées ou de séjour sur les troupeaux
- La sécurité des troupeaux et des pasteurs, ainsi que celle des usagers des routes traversant la zone de transhumance, contre des braquages et agressions violentes opérées par des bandes armées
- La variabilité de la stratégie de gestion de la transhumance d’une commune à
l’autre
- Le renforcement saisonnier des marchés à bétail locaux.
Les perceptions de la transhumance par les parties prenantes locales varient selon
leurs enjeux et défis.
La transhumance et sa mise en œuvre au Bénin font objet d’un encadrement juridique et d’un dispositif institutionnel depuis le niveau sous régional jusqu’au niveau local. Malgré ces dispositions réglementaire et institutionnel, ces dix dernières années les conflits éclatent chaque année entre les différents acteurs et les transhumants avec de lourdes conséquences. Cette situation sociale est entretenue par un décalage systématique entre les pratiques des institutions locales les textes. Alors, une intervention de soutien à la gestion intégrée de la transhumance devient une nécessité. D’où la formulation de projet sur l’élevage transhumant dans la basse et la moyenne vallée de l’Ouémé (corridor Bénin-Nigeria), comme la composante nationale du Programme Régional de Développement de l’élevage dans les Pays Côtiers (PRIDEC).

Lire l’étude (112 p., 6.3 Mo)
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/2016_etude_dans_la_basse_et_moyenne_vallee_de_l_oueme.pdf


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