Objectif des pages web sur les services agricoles


- mettre à disposition des documents descriptifs de pratiques et réflexions existant en la matière
- favoriser les échanges et productions de réflexions avec des acteurs directement concernés.

Vous trouverez ici :
- des documents accessibles en ligne et des références pour aller plus loin
- une liste de discussion pour partager vos expériences, refléxions sur le sujet (participer en écrivant à servicesagricoles@googlegroups.com.

A noter pour faciliter les échanges :
* Sur le Conseil à l’exploitation familiale, se reporter au Pôle CEF
* Cadrage dans un premier temps sur les pays d’Afrique.

- Evolutions du contexte

Ces 20 dernières années, parallèlement à leur désengagement de certaines fonctions d’appui à l’agriculture (crédit, approvision-nement en intrants, commercialisation...), de nombreux États ont mis en œuvre des programmes de vulgarisation de type "Formations et Visites" (T&V).
Aujourd’hui, ces programmes basés sur le renforcement des appareils administratifs et un transfert de technologies standardisées ne sont plus fonctionnels dans leur grande majorité et les dispositifs de vulgarisation disparaissent peu à peu.

Aussi, si hier les producteurs avaient accès à des services peu adaptés à leurs besoins et souvent décriés, aujourd’hui, une grande partie des exploitants familiaux (90% des agriculteurs en Afrique sub-saharienne) n’ont pas ou peu accès à quelque service que ce soit :
* les OP ont investi ce domaine mais des insuffisances demeurent (question du financement de ces services relevant parfois du secteur public)
* le secteur privé marchand quant à lui -quand il existe-, tend à minimiser les risques dans un contexte où les financements sont liés souvent à des projets extérieurs et où la demande comme l’offre sont insuffisamment structurées.

Pour répondre aux défis de l’augmentation de la production et de la productivité de l’agriculture familiale africaine, il devient urgent de repenser et construire de nouveaux services agricoles.


- Nous assistons de fait à des changements :

* dans le cadre du NEPAD, les pays africains ont prévu que 10% de leur budget soit consacré au secteur agricole (déclaration de Maputo, novembre 2003)
* des États revoient leur politique agricole avec l’ensemble des acteurs du secteur
* de nouveaux acteurs privés interviennent : OP ou OPA, fournisseurs ou acheteurs de produits agricoles, ONG, collectivités décentralisées, médias spécialisés
* des réseaux d’acteurs se mobilisent : le ROPPA en Afrique de l’Ouest se mobilise sur le soutien aux agricultures familiales et met en exergue les services agricoles comme un thème majeur ; d’autres réseaux d’acteurs emergent aussi autour de cette question : SSANAAS (Sub Saharan African Network on Agricultural Advisory Services), réseau FAR (Formations agricoles et rurales)...
* progressivement de nouvelles approches sont expérimentées : sur le conseil aux producteurs (conseils qui se diversifient, plus uniquement centrés sur le transfert de techniques mais abordant le conseil de gestion à l’exploitation, le conseil à la mise en marché et le conseil à l’organisation)...
* des travaux de recherche sur les services agricoles innovants sont portés par l’IFPRI et le NRI du côté anglo-saxon. Citons également les travaux et réflexions menés par le groupe Initiative de Neuchâtel sur la vulgarisation agricole
* la Banque mondiale a fait un mea-culpa sur le "T&V" et remet l’agriculture au centre des préoccupations (Cf. rapport 2008 sur le développement dans le monde)...


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