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Le commerce est essentiel pour la sécurité alimentaire, dit M. Lamy aux agro-économistes


Le monde manque toujours de politiques agricoles internationales et nationales cohérentes permettant de garantir la sécurité alimentaire et de maîtriser l’arme à double tranchant qu’est la hausse des prix, a dit le Directeur général de l’OMC Pascal Lamy lors d’un congrès d’agro-économistes tenu à Zurich le 30 août 2011. Voici ce qu’il a déclaré :

Le commerce international — Une composante essentielle dans le contexte de la sécurité alimentaire Allocution d’ouverture de M. Pascal Lamy au XIIIème Congrès de l’Association européenne des agro-économistes

(temporairement en anglais)

Voir en ligne : http://www.wto.org/french/news_f/sp...


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2 Messages de forum

  • Je partage entierement l’avis de Mr Lamy, c’est tout aussi vrai en Europe et plus autant en Afrique ou l’exploitant agricole familial ne doit sa survie que grace au commerce des produits agro-sylvo-pastoraux qui lui donne la possibilité non seulement de vendre et acheter des produits alimentaires repondant à ses besoins, mais aussi de s’occuper en terme d’emploi hors saison de cultures. Ainsi, l’agriculteur sahélien par exemple peut grace au commerce agricole pouvoir engranger des revenus lui permettant de combler son deficit agricole selon la saison et augmenter son revenu et donc renforcer sa capacité de réaction face à une situation de crise alimentaire. Ce commerce lui garntit des liquidités qui servent utilement à solutionner les problèmes d’education des enfants, de leur santé et pouvant meme assurer quelques investissements dans le secteur productif et les facteurs de production (amélioration de la fertilité des sols par l’apport des engrais achétés avec le revenu tiré du commerce, financement des outils comme les motos pompes, les outils de l’irrigation et les matériels de conservation ; achats/location des machines de transformation et de conservation des produits agricoles, etc).

    Au délà de ses importantes contributions à la sécurité alimentaire, le commerce est l’activité qui occupe et pourvoit du travail aux populations rurales et urbaines des pays sahéliens, donc comme activité de lutte contre l’oisivété et assure la valorisation des multiples petits métiers (d’artisant, de coordonnier, de forgeron, de bouvier, de boucher, de transporteur, etc) qui sont en voie de disparition dans le sahel, alors meme qu’ils sympolisent le savoir faire endogène et la culture des populations locales.
    La pratique du commerce des produits agro-sylvo-pastoraux est assurement la meilleure stratégie mise en oeuvre par les populations nigériennes pour minimiser les risques liés aux crises alimentaires recurrentes qui, sans les activités de commercialisation, forçaient les ruraux à l’exil parfois sans retour.

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