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Débats autour de l’oignon de Galmi


Mars 2009, l’Afrique de l’Ouest apprend qu’une demande de certificat d’obtention végétale (COV) a été déposée par une société sénégalaise de production de semences auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).
Des semences africaines menacées de privatisation

Via les fameux NTIC, cette information circule rapidement dans les zones de production du Violet de Galmi, du Sénégal au Niger, berceau de la variété. Les réactions sont rapides et indignées. Comment veut-on priver les paysans nigériens d’une variété qu’ils cultivent depuis un siècle !
Voir le communiqué de presse de la COPAGEN : Déclaration de la COPAGEN Niger sur le violet de Galmi
De son côté, la société sénégalaise ayant déposé la demande de COV publie rapidement un démenti à ce sujet : Démenti de Tropicasem sur l’oignon de Galmi

Le Niger d’ailleurs aurait déposé une demande d’Indication géographique (IG) auprès de l’OAPI, ou de label. Il est vrai que si l’intention existe le détail de la demande nigérienne n’est pas connu.
Pour de nombreux observateurs, la demande de la société sénégalaise a peu de chance d’aboutir car le "Violet de Galmi" est déjà inscrit dans le catalogue des variétés ouest-africaines. C’est d’ailleurs cette même inscription qui semble compliquer la demande d’indication géographique que voudrait déposer des institutions nigériennes.
Mais globalement cette "affaire du Violet de Galmi" a permis de comprendre qu’il faut plus travailler sur ces dossiers de semences et d’identification des produits. Il est nécessaire de mieux connaître les réglementations, les positions des organisations de producteurs, les intérêts en jeu, ce qu’est un COV, une IG, etc. Ce "coup de semonce" pour le Violet de Galmi a permis une mobilisation et des échanges appréciables d’informations et de réflexions.

Inter-réseaux Développement rural a choisi d’ouvrir un dossier permettant à chacun d’accéder à l’ensemble de ces échanges, aux documents, aux réflexions, etc.
"C’est au bout de la vieille corde que l’on tisse la nouvelle", aussi voici en premier la thèse que Monsieur Moumouni ASSANE DAGNA a soutenu à l’Université de Toulouse - Le Mirail en décembre 2006 et présentant notamment l’histoire de l’oignon au Niger. Elle retrace l’origine de l’oignon "Violet de Galmi" au Niger et dans les autres pays d’Afrique de l’Ouest, et quels sont les acteurs qui ont joué un rôle dans cette aventure qui permet à cet oignon de dominer aujourd’hui la production de l’Afrique de l’Ouest. Il y a quand même quelques surprises et les choses ne sont pas aussi simples qu’elles peuvent paraître.
Les effets de la réappropriation de la culture du "Violet de Galmi" par les producteurs d’oignon de la région de Tahoua - Niger, sur la dynamique du territoire local, l’organisation sociale et économique

Pour ceux qui n’auront pas le courage de feuilleter cette thèse, un résumé sur l’histoire du "Violet de Galmi" sera proposé après les journées nationales de l’oignon au Niger qui se tiendront les 14 et 15 mai 2009 à Niamey.


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3 Messages de forum

  • Débats autour de l’oignon de Galmi 18 mai 2009 18:54, par Garango

    Salut, questions de curiosité. j’ai appris qu’il y a une variété d’oignons qu’on appelle les "viollettes de Garango". Est ce vrai ?

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    • Débats autour de l’oignon de Galmi 25 mai 2009 09:47, par Patrick Delmas

      Bonjour,

      Oui il existe bien un oignon appelé "violet de Garango".

      C’est le nom commun donné à l’oignon rouge Bissa cultivé dans la région de Koudougou au Burkina Faso,précisément à Koukouldi. Cet oignon cultivé en pays Gurunsi aurait été apporté par les Bissa dans les années 50 (qui demeurent des grands commerçants d’oignon). Le Violet de Garango fut le premier écotype local Burkinabé sélectionné à la station expérimentale de l’IRAT de Farako-ba. Cet oignon est catalogué dans les créations de l’IRAT sous le nom d’IRAT 4 (d’après le thèse de M. Dagna). Mais ces variétés d’oignon se sont mélangées avec les violets de Galmi et je ne sais pas si l’on peut encore les trouver dans les parcelles des paysans de la région de Koudougou.

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  • Débats autour de l’oignon de Galmi 10 juin 2009 12:05, par Marcellus

    Eh bien, on peut tout privatiser de nos jours, même des oignons ! Mais sérieusement, ça ne me semble pas très légal de restreindre l’accès à un légume. Casino en ligne

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