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Évolution des systèmes de production de l’igname dans la zone soudano-guinéenne du Bénin

Évolution des systèmes de production de l'igname dans la zone soudano-guinéenne du Bénin
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John Libbey Eurotext 2 janvier 2013

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La culture de l’igname est le plus souvent conduite en tête de rotation après défriche de jachères arborées. La mise en culture de ces jachères remet donc en cause la place de l’igname dans les assolements des producteurs. Depuis 20 ans, les chercheurs développent des solutions alternatives à ces jachères naturelles longues mais l’adoption de celles-ci est lente. Pourtant les superficies cultivées en igname ne cessent de croître. Afin de comprendre les dynamiques paysannes d’adaptation des systèmes de production de l’igname, une enquête diagnostique a été conduite dans 10 villages au centre du Bénin choisis pour représenter trois niveaux de disponibilité foncière, puis elle a été approfondie dans quatre d’entre eux. L’igname occupe une place encore importante dans les zones à disponibilité forestière élevée, chez les autochtones poursuivant leur avancée sur les jachères forestières comme chez les allochtones qui s’y sont installés. Dans les zones où ne subsistent plus ou très peu de jachères forestières, la production d’igname s’est fortement réduite mais ne disparaît pas, une partie de ces cultures étant installée dans des rotations derrière céréales servant de tuteur, après culture améliorante ou après parcage de bœufs. Dans les zones intermédiaires où l’igname constituait la principale source de revenus, il y a deux à trois décennies mais où les jachères ont depuis peu disparu, on note la mise en culture des bas-fonds, dont une partie est consacrée à l’igname. Finalement, suite à ces adaptations, les variétés précoces et à deux récoltes, adaptées à la transformation en igname pilée, demeurent très cultivées malgré leurs exigences édaphiques. La mise en culture de bas-fonds et la culture des parcs à bétail constituent pour les producteurs des formes d’intensification endogènes. En revanche, les systèmes faisant appel à des plantes de couverture et les systèmes agroforestiers préconisés par la recherche agronomique ne sont pas adoptés à grande échelle. Les priorités des recherches devraient donc intégrer l’analyse des pratiques paysannes actuelles d’intensification.


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