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Semences et biodiversité: les grandes déclarations ne suffisent pas!...

En 2001, le Traité international sur les
ressources phytogénétiques pour l’alimentation
et l’agriculture (Tirpaa, appelé
aussi « Traité des semences ») est adopté
par les États membres de la FAO. Entré en
vigueur en 2004, après ratification par une
centaine d’États (les États-Unis ne l’ont pas
ratifié), il vise à soutenir la conservation exsitu
et in-situ de la biodiversité cultivée. Il
reconnaît la contribution des agriculteurs
dans la conservation et la mise en valeur des
ressources phytogénétiques. Il reconnaît aussi
les droits des agriculteurs à conserver, ressemer,
protéger et vendre leurs semences, à
promouvoir l’utilisation durable des ressources
phytogénétiques et à assurer un partage
juste et équitable des avantages découlant de
leur utilisation.
Mars 2011, dix ans se sont écoulés, la quatrième
session ordinaire de l’organe directeur
du Tirpaa se réunit à Bali, en Indonésie.
Objectif visé : l’examen et l’évaluation des
progrès accomplis et la poursuite de la promotion
de ce traité. En guise de préparation,
une conférence ministérielle de haut niveau
est organisée, rassemblant les ministres en
charge de l’application du traité. Dans leur
déclaration finale, ils s’engagent à « promouvoir
l’application de ce Traité afin d’aider à
relever les défis de l’érosion de la biodiversité
agricole, de l’insécurité alimentaire, de l’extrême
pauvreté et des effets des changements
climatiques
 ».
Mais le bilan de ce sommet est tout autre.
Les organisations paysannes se sont réunies
au travers d’espaces de revendications pour
exprimer leur déception. Si l’implication de
la collaboration des organisations de producteurs
dans la préparation d’ateliers régionaux
a été actée d’ici 2013, la mise en application
concrète de l’article 9 sur les « Droits des agriculteurs
 » et la mobilisation de financements
pour rendre opérationnelle cet objectif central
du Traité est au point mort.
Pendant que les spécialistes des ressources
phytogénétiques échangent et débattent, qu’en
est-il des réalités auxquelles les agriculteurs
sont confrontés, notamment sur le continent
africain ? Accaparement des terres, privatisation
du vivant, brevetage de semences, bio
piraterie, droits de propriété intellectuelle :
autant d’enjeux et de sujets qui fâchent. Ils
sont au coeur de ces réalités et constituent
un défi majeur pour l’avenir des agricultures
familiales en Afrique.

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