fr Inter-réseaux Développement rural fr Inter-réseaux Développement rural

Accueil

Aide à l’agriculture : des promesses aux réalités de terrain

Rapport Oxfam International,
Jean-Denis Crolas (Oxfam
France – Agir ici)

http://www.oxfamfrance.org/pdf/
Oxfam_des-promesses-aux-realites-de-terrain.pdf

Les conférences se succèdent, les sommets mondiaux sur
l’alimentation se suivent et se ressemblent souvent, sans parler
des Sommets du G8, Forum de haut niveau et autres événements.
Les objectifs ? Savoir « Qui va nourrir le monde », comment
« Garantir la sécurité alimentaire pour tous », « Comment nourrir
le monde en 2050 ? ». Les titres nous interpellent, les annoncent sont
grandiloquentes mais le constat demeure alarmant :  milliard de
personnes souffrent de la faim.
Entre juin 2008 et juillet 2009, plus de 40 milliards de dollars ont
été annoncés par les principaux pays donateurs pour apporter des
réponses d’urgence à la crise alimentaire et investir durablement
dans l’agriculture des pays en développement. Parallèlement, les pays
donateurs et bénéficiaires, les agences des Nations Unies, la Banque
Mondiale et d’autres acteurs appellent à une meilleure coordination
des interventions sur le terrain, ainsi qu’à un investissement accru
dans les stratégies et les politiques nationales.
Lancé à la veille du sommet mondial sur l’alimentation qui s’est
tenu à Rome du 16 au 18 novembre 2009, le rapport « Aide à l’agriculture
 : des promesses aux réalités de terrain » revient sur la mise
en oeuvre des promesses faites par la communauté internationale au
cours des douze derniers mois pour soutenir l’agriculture et assurer
la sécurité alimentaire dans trois pays ouest africains : le Burkina
Faso, le Niger et le Ghana. Un rapport qui pointe du doigt le manque
d’efficacité dans la coordination de l’aide sur le terrain.
L’étude analyse dans un premier temps les caractéristiques de
l’aide à l’agriculture dans les 3 pays étudiés : la part des financements
extérieurs des partenaires techniques et financiers (PTF) dans les
budgets nationaux dédiés au secteur rural est située entre 60 et 80%,
les projets sont nombreux (par exemple au Burkina Faso en 2007, 27
partenaires au développement intervenaient dans le domaine agrosylvo-
pastoral à travers 131 projets) mais ont des durées et des modalités
variées, avec des visions de développement souvent différentes
et parfois divergentes, un manque de coordination des actions de
terrain, etc. Les principales
difficultés qui en résultent
sont : un financement au coup par coup, la
création de structures parallèles non pérennes,
l’accaparement des ressources humaines locales, l’affaiblissement
des capacités locales, la multiplication des
procédures. L’aide à l’agriculture est donc un système rodé,
mais qui manque cruellement d’efficacité.
À travers des illustrations concrètes, l’étude dresse ensuite
un premier bilan des financements et des interventions mis
en oeuvre dans les trois pays en réponse à la hausse des prix
alimentaires de 2008. Si l’on constate un certain réengagement
financier depuis 2008, il s’est agi principalement d’actions d’urgence
visant à soulager les populations les plus vulnérables, à
soutenir les mesures des gouvernements, ou à assurer, à court
terme, un niveau de récolte suffisant. Par ailleurs, la majorité des
financements ne semble pas être le reflet d’une aide additionnelle
et durable, mais plutôt d’une réallocation de financements destinés
initialement à d’autres secteurs de développement. L’urgence
dans laquelle ont été mis en oeuvre les projets n’a par ailleurs pas
favorisé la coordination des interventions des PTF.
L’étude expose dans un troisième chapitre la nécessité de renforcer
les politiques nationales de développement agricole des pays d’intervention.
L’étude fait le constat d’une part de l’état d’avancement de
l’élaboration de ces politiques dans les pays étudiés, des principaux
facteurs de blocage de l’intervention des PTF via les programmes
nationaux, et de l’importance de s’aligner sur les procédures et priorités
nationales. Elle rappelle enfin les engagements de Maputo et
qu’il est essentiel que les États démontrent activement leur volonté
à mettre en oeuvre ces programmes en faisant du secteur agricole
et alimentaire une véritable priorité budgétaire.

  • Réagir :
  • Partagez :




Réagir à cet article

Restez informé(e) !

Vous pouvez vous abonner à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail. Vous pouvez également créer des bulletins personnalisés pour recevoir les dernières informations publiées sur les thématiques de votre choix.

  •  

    Site réalisé avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’Agence française de Développement

  • AFD OIF
  • COMMENT PARTICIPER ?

    De nombreuses possibilités existent pour participer à la vie du réseau. Vous pouvez vous abonner à nos publications et créer des bulletins personnalisés.

    Abonnez-vous à nos publications

  • Vous pouvez aussi vous abonner à nos flux RSS et nous suivre sur les réseaux sociaux

  • Envoyez-nous vos contributions et vos suggestions en nous contactant !

  • CONTACTEZ-NOUS