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Bulletin de veille - Spécial Faim Zéro (Brésil) - 2012 - Partie II

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Ce bulletin de veille spécial est consacré à la stratégie Faim Zéro (Fome Zero) lancée au Brésil en 2003 par le gouvernement Lula. Elle s’inscrit dans plusieurs domaines d’intervention : l’amélioration de l’accès à l’alimentation, le renforcement de l’agriculture familiale, la réduction de la pauvreté et des inégalités de revenus. En l’espace de cinq ans, le Brésil a ainsi réussi à faire fléchir de 50% le niveau d’extrême pauvreté dans le pays, réalisant l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement. D’où vient ce succès ? L’implication forte de l’Etat et de la société civile, l’approche multisectorielle et participative des politiques instaurées, la combinaison de mesures à court et long termes, sont autant d’ingrédients de la réussite de Faim Zéro.
Le Brésil est à présent considéré par la communauté internationale comme une référence en matière de respect du droit humain à l’alimentation. En 2012, ce n’est autre que le responsable de la conception et de la mise en œuvre de Faim Zéro, José Graziano da Silva, qui devient Directeur général de la FAO.
Dans un contexte encore marqué par la crise alimentaire, l’heure est aujourd’hui à la réflexion sur la mise en œuvre des politiques agricoles régionales en Afrique de l’Ouest et Centrale. Des stratégies similaires à celle de Faim Zéro sont-elles applicables dans le contexte ouest et centre-africain ?

Ce bulletin est diffusé en deux parties.
La première s’articule autour des points suivants : présentation du contexte brésilien, présentations générales de la stratégie Faim Zéro, détail de programmes majeurs (Programme National d’Alimentation Scolaire, Programme d’Acquisition d’Aliments, Programme National de Renforcement de l’Agriculture Familiale).
La seconde partie porte sur la participation de la société civile, l’implication des OP dans les politiques publiques, les bilans et enjeux autour de la stratégie, le plan "Un Brésil Sans Misère", d’autres expériences latino-américaines, le dialogue entre le Brésil et l’Afrique sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et le défi « Faim Zéro » lancé par Ban Ki-Moon.

Compte tenu de la région d’étude, certains des documents récoltés se trouvent être rédigés en anglais et portugais.

Ce bulletin ne prétend évidemment pas être exhaustif. Nous vous invitons à l’enrichir de vos commentaires. N’hésitez pas à partager avec nous d’autres documents : nous pourrons les mentionner dans un prochain bulletin. Signalez nous également des initiatives intéressantes en la matière, que nous pourrions valoriser.

Ce bulletin a été largement alimenté par les apports et contributions de nombreuses personnes (mentionnées en dernière page). Nous les en remercions grandement.

Bonne lecture !

L’équipe d’Inter-réseaux

Tout déroulerTout enrouler

La participation de la société civile dans Fome Zero


Alternatives Sud vol 16-2009, Patrus Ananias de Sousa, 12p.
Lula a placé les politiques sociales au cœur de son mandat, faisant sortir le pays d’une longue période où celles-ci n’étaient évoquées qu’à titre de promesses électorales. A partir de 2003, le Brésil est donc entré dans un nouveau modèle de développement. L’article d’Alternatives Sud revient sur les politiques sociales ante-Lula, puis explicite le rôle du Ministère du Développement Social et de lutte contre la faim créé par Lula avant de se pencher sur les effets de cette politique sociale sur le niveau de vie des Brésiliens et de soulever les progrès qu’il reste à faire pour combler cette « dette sociale » vieille de plusieurs décennies. À lire.
http://www.cetri.be/IMG/pdf/retour_de_l_etat-7pdf.pdf


Sabourin E., 2007, 25p.
Cet article du CIRAD reprend les trois volets prioritaires du premier mandat de Lula – agriculture familiale, lutte contre la faim, et réforme agraire – en soulevant les contradictions du gouvernement, qui a continué à miser sur l’agriculture d’exportation. Il relate également les prises de position des différentes catégories d’acteurs sociaux : organisations de producteurs, mouvements sociaux, organisations de sans-terres…
http://publications.cirad.fr/une_notice.php?dk=542268


Kunrath da Silva M. , Ferreira de Lima A.J., & Lúcio de Oliveira V., in Alternatives Sud, Vol. 17, 2010, p. 139-153
Cet article analyse les formes de relations entre l’Etat brésilien et la société civile, marquées par leur hétérogénéité : clientélisme, corporatisme, « isolement bureaucratique » ou encore universalisme de procédure.
Une des singularités du gouvernement Lula repose dans l’insertion institutionnelle des mouvements sociaux. Faim Zéro est un parfait exemple de cette volonté d’inclusion de la société civile dans les champs politiques et institutionnels. L’analyse s’appuie ici sur le cas du Mouvement des travailleurs ruraux Sans-Terres (MST) pour examiner les rapports qu’entretiennent les mouvements sociaux avec le gouvernement.
Le dilemme qui se pose à eux : faut-il saisir l’opportunité de porter ses revendications au cœur de l’Etat, au risque de se fourvoyer ? Ou faut-il au contraire rejeter ce processus d’institutionnalisation, en risquant l’isolement ? La question sous-jacente étant : quelle orientation stratégique pour les mouvements sociaux au Brésil ?
http://www.cetri.be/IMG/pdf/7-3.pdf


Zé Dirceu in Alternatives Sud, Vol. 17, 2010, p. 155-174
Le porte-parole du MST exprime la position du mouvement vis-à-vis des politiques mises en place par Lula et ses perspectives stratégiques. João Pedro se félicite de l’indépendance que le MST a su garder vis-à-vis du gouvernement. Ce dernier avait notamment cherché à faire coexister agriculture familiale et agribusiness. Pour le MST, la politique du gouvernement aurait du être plus claire et ne pas laisser se renforcer le secteur de l’agrobusiness. Il plaide également en faveur de la mise en place d’un service public d’assistance technique pour les agriculteurs.
http://www.cetri.be/IMG/pdf/8-3.pdf


De Melo Foucher M. in Projet, n° 274, 2003
Cet article retrace le parcours de la décentralisation au Brésil. Il décrit les instances et initiatives de démocratie participative : conseils populaires et sectoriels, budgets participatifs…
L’article a été rédigé aux balbutiements de Faim Zéro, en 2003. Il ne tient donc pas compte des mesures participatives mises en place depuis, mais permet de se faire une idée du fonctionnement général du processus de décentralisation.
http://www.autresbresils.net/spip.php?article133


Cecilia Rocha in Development Policy Review, 2009, 17p.
Le Brésil a atteint les Objectifs du Millénaire pour le Développement en réduisant la pauvreté du pays et la malnutrition. Selon l’économiste C.Rocha, la recette d’un tel succès se compose de l’approche innovante multi-sectorielle des politiques mises en place dans la stratégie Faim Zéro, et de la place importante accordée à la société civile et à la notion de démocratie participative. Ceci concoure à faire du Brésil un modèle en matière de gouvernance des politiques de sécurité alimentaire. Dans cette étude, l’auteur cite les exemples des conseils sociaux locaux et du CONSEA en tant qu’espaces de participation de la société civile. Elle évoque également les problèmes de la Bolsa Familia.
http://www.bvsde.paho.org/texcom/nutricion/rocha2.pdf
Résumé (2p) :
http://www.ryerson.ca/content/dam/foodsecurity/Statement%20by%20C%20Rocha%20Canada.pdf


do Socorro Sousa de Araújo M., 2005, 8p.
Ce texte, qui date un peu, passe en revue les stratégies mises en œuvre pour inclure la participation de la société dans Fome Zero : la gestion décentralisée des budgets des programmes, la décision de relancer le CONSEA, les CONSAD (Conseils de Sécurité Alimentaire et de Développement Local), l’action d’Education Citoyenne.
http://www.joinpp.ufma.br/jornadas/joinppII/pagina_PGPP/Trabalhos2/Maria_do_Socorro_Sousa_de_%20Ara%C3%BAjo246.pdf


Vieira Melo L., Oliveira Silva J., 2005, 30p.
Cet article commence par analyser le paradigme des politiques sociales avant de se pencher sur deux initiatives spécifiques à la lutte contre la faim et la pauvreté au Brésil : l’Action Citoyenne contre la misère et pour la vie, et la Stratégie Faim Zéro. Dans ces deux cas, la régulation sociale est présente et suppose l’action conjointe et articulée de toutes les parties prenantes, Etat comme société civile.
http://lasociedadcivil.org/docs/ciberteca/poster_j_silva1.pdf

Les organisations de producteurs dans les politiques publiques


Inter-réseaux, CFSI, 2012

Le MPA est un mouvement paysan brésilien, de caractère national et populaire, de masse, autonome, de lutte permanente. Son principal objectif est la production d’aliments sains pour les familles de producteurs ainsi que pour tout brésilien, garantissant ainsi la sécurité alimentaire du pays. Par ailleurs, le MPA cherche à valoriser l’identité et la culture paysannes, en respectant les spécificités régionales.
Raul Krauser nous explique dans cet échange le rôle de facilitateur joué par le MPA dans Fome Zero (appui aux agriculteurs dans leur participation aux programmes), les obstacles à l’implication de l’OP dans la stratégie. Il nous confie également le point de vue du mouvement sur Fome Zero.
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/les-notes-d-inter-reseaux/article/entretien-avec-raul-krauser-de-la


Tonneau J-P., Sabourin E., 2007, 18p
« Cet article analyse les progrès, tensions et débats qui traversent la société brésilienne, suite à la mise en œuvre de la politique de développement rural et d’appui à l’agriculture familiale du premier gouvernement Lula avec ses deux principaux instruments : le programme de renforcement de l’agriculture familiale et le programme national de développement territorial. »
Lien vers l’article : http://edytem.univ-savoie.fr/d/asrdlf2007/papiersligne.htm
(sélectionner « Tonneau_Sabourin.doc » au bas de la page)
Une fiche de lecture de cet article est également disponible sur le site d’Inter-réseaux :
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/societe-civile-et-politiques


Granchamp Florentino L. et Simões A. in VertigO, Vol7 no1, mai 2006, 13p.
Cet article universitaire examine les processus d’intégration des OP dans la construction et la mise en œuvre des politiques publiques. Les luttes sociales pour l’accès à la terre semblent avoir été le terrain d’émergence de ces formes d’organisation. Ces acteurs de l’agriculture familiale sont ensuite parvenus à travailler en interrelation avec d’autres (administrations, ONG, universités…) grâce à leurs efforts en matière de médiation, de gestion des relations, d’adaptation. Les transformations institutionnelles occasionnées par la reconnaissance de l’agriculture familiale ont par ailleurs laissé plus de place aux OP, par exemple dans les Conseils techniques du PRONAF (qui attribue les crédits aux bénéficiaires de la réforme agraire).
http://vertigo.revues.org/2132#ftn14


Cahiers Agricultures Volume 14, Numéro 1, 111-115, Janvier-Février 2005, 5p
Dans les années 90, le désengagement de l’Etat en matière d’appui à l’agriculture familiale a conduit les acteurs locaux à prendre les devants. Les agriculteurs du Nordeste se sont ainsi organisés en groupements qui ont peu à peu assumé des fonctions de production de biens publics : banques de semences, commercialisation des produits, groupe d’échanges d’expériences…
Assez récemment, le gouvernement a mis en place des mécanismes d’appui à ces structures. L’article revient sur trois exemples de soutien public. En effet, Lula a décidé de mettre l’accent sur la participation de la société civile dans les politiques publiques.
Toutefois, on relève que ce type de démarches participatives est coûteux en temps et parfois source de conflits entre les acteurs.
http://www.jle.com/e-docs/00/04/0D/76/vers_alt/VersionPDF.pdf


Estud.soc.agric. vol.3 no.se Rio de Janeiro, 2007, 21p
Les politiques de réforme agraire au Brésil privilégient les formes d’organisation collective d’installation, de services et de production. Cependant, la distribution de terres est individualisée.
L’article analyse les origines et conséquences de ces contradictions dans le cas de la ville d’Unai. Il présente les différentes organisations rurales de la région et leurs interactions avec les pouvoirs publics.
http://socialsciences.scielo.org/pdf/s_esaa/v3nse/scs_a04.pdf

Bilans, points de vue et enjeux transversaux


Delcourt L. in Alternatives Sud, Vol. 17, 2010, p. 7-34
Laurent Delcourt, historien et sociologue au CETRI (Centre Tricontinental), dresse un bilan des deux mandats de Lula (2003-2011) à l’approche des élections présidentielles d’octobre 2010 au Brésil. Il évoque ainsi comment Lula a porté la lutte contre la pauvreté et la faim au sommet de son action, suscitant tour à tour espoirs et désillusions, comment le Brésil s’est fait une place de choix sur la scène internationale. Pourtant, certains restent dubitatifs au regard de la voie de développement empruntée par le Brésil de Lula. Celle-ci a été pour le moins ambiguë, faisant reculer la pauvreté sans toutefois résoudre le problème brésilien de l’inégale répartition des richesses.
http://www.cetri.be/IMG/pdf/edito.pdf
Pour un résumé du bilan de l’action de Lula :
http://www.cetri.be/IMG/pdf/dlm03.pdf


Maria Marques R. & Mendes A. in Alternatives Sud, Vol. 17, 2010, p.87-103
Cet article dresse un bilan objectif des politiques sociales menées au cours des mandats de Lula. Il analyse dans un premier temps l’affaiblissement des droits sociaux, conséquence des restrictions des dépenses publiques, pendant le premier gouvernement Lula. Il présente ensuite le programme phare de Faim Zéro : la Bolsa Familia, et la mesure d’élévation du salaire minimum.
Il semblerait que, d’une manière générale, les politiques sociales ne se soient pas attaquées aux causes de la pauvreté. De fait, les auteurs redoutent que « surgissent de nouveaux contingents de pauvres ».
http://www.cetri.be/IMG/pdf/4-3.pdf


Oxfam, 2012, 3p.
Oxfam vient ici ajouter une petite ombre au tableau de Fome Zero. Si le succès est au rendez-vous, il n’en reste en effet pas moins de fortes contraintes à lever. Son modèle agricole est toujours tiraillé entre deux voies que tout oppose : l’agribusiness et l’agriculture familiale, la confrontation des deux n’étant pas sans heurts. De plus, malgré les progrès réalisés, de nombreux ménages brésiliens vivent encore aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Mais le pays peut compter sur une population prête à se mobiliser pour défendre ses intérêts.
http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/rio-20-etude-cas-bresil.pdf


Oxfam, 2010, 8p.
La recette du succès de Fome Zero ? Un engagement politique fort au plus haut niveau, une réforme de l’emploi pour relancer la croissance, un équilibre entre l’agribusiness et l’agriculture familiale, la participation de la société et enfin le soutien d’acteurs externes ont été autant d’éléments clés.
Toutefois, il semble que le gouvernement doive encore travailler sur l’inclusion des populations les plus vulnérables.
Une note utile pour un avoir un aperçu des piliers de la stratégie, mais qui reste succincte. Pour une information plus complète, voir les documents du CONSEA.
http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/cs-fighting-hunger-brazil-090611-en.pdf


O. De Schutter, 2009, 23p.
O. De Schutter est revenu de son déplacement au Brésil impressionné par le niveau d’engagement de l’Etat dans son combat contre la faim, et particulièrement réjoui de la forte participation de la société civile.
Il relate dans son rapport les actions entreprises par le gouvernement dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour parvenir au respect, à la protection et à la satisfaction du droit à l’alimentation. Il nous fait part de ses recommandations pour que le Brésil achève de remplir ces objectifs.
http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20100305_a-hrc-13-33-add6_country-mission-brazil_en.pdf


Bonnal P., Kato K., 2010, 176p.
Ce rapport construit une analyse comparative des dynamiques et orientations des politiques publiques en milieu rural au Brésil. La construction, la mise en œuvre, le contrôle social, les évolutions et les résultats de ces politiques sont étudiés. Le rapport se penche également sur les liens construits entre les politiques, les territoires ruraux et leurs acteurs. Il aborde des questions transversales telles celles de la gestion sociale des programmes, leur cadre juridique ou leur financement.
Il met notamment en lumière en quoi le programme des citernes était un bon exemple de gestion sociale. En effet, celui-ci était en fait une extension d’expériences de captage et stockage d’eau de pluie menées par des organisations de la société civile auprès des populations vivant en milieu semi-aride. Il a été conçu, exécuté et géré par et pour la société civile : mairies, organisations communautaires, syndicats de travailleurs ruraux…
www.mda.gov.br/o/6637800

Aller plus loin : le plan « Un Brésil sans misère »


Le Monde, 2011
Dilma Rousseff a reconnu les limites des politiques instaurées. Il reste toujours un nombre important de Brésiliens vivant dans la misère, ce qui porte à croire que les politiques existantes ne sont pas suffisamment efficaces et difficilement accessibles aux populations les plus fragiles.
L’actuelle Présidente du Brésil a déclaré dès son arrivée au pouvoir en 2010 que le gouvernement allait accentuer ses efforts en matière de lutte contre la pauvreté. En 2011 a donc été lancé le Plan « Un Brésil sans misère », qui doit éradiquer l’extrême pauvreté d’ici à 2014.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/06/04/le-bresil-lance-un-programme-d-eradication-de-la-grande-pauvrete_1531808_3222.html


Ministère brésilien du développement social et du combat contre la faim, 20p
Le plan est basé sur trois axes d’actions (au niveau national et régional) adressées aux franges les plus défavorisées : revenus, insertion sur le marché du travail, services publics.
L’objectif est de doit perfectionner le fonctionnement des institutions et d’amplifier la portée des programmes déjà en place.
http://www.brasilsemmiseria.gov.br/campanha/campanhas-downloads/Folder%20Ingles.pdf

Autres expériences latino-américaines



Débouchés publics pour les campesinos
Coopman P. in Défis Sud n° 105, 2012, p. 21-23
Le Pérou a lui aussi mis en place un programme d’achats publics d’aliments. A l’instar du Brésil : « Au Pérou, une loi stipule qu’au moins 40 % des achats publics de produits alimentaires réalisés par les programmes sociaux (à partir du budget alloué par l’État) doivent s’effectuer auprès des producteurs locaux et de leurs organisations. ». Il semblerait toutefois que cette règle ne soit pas toujours respectée. La faute aux acheteurs publics, qui préfèrent se fournir auprès du secteur privé, ainsi qu’aux centrales de producteurs qui peinent à honorer leur contrat.
http://www.sosfaim.be/pdf/publications/defis_sud/105/defis_sud_perou_campesinos_marche_public.pdf



Politique de sécurité et de souveraineté alimentaires et nutritionnelles à partir du secteur public agricole et rural
Direction générale des politiques du secteur agricole et forestier, 2009, 48p
En 2000, le Nicaragua a adopté une politique de sécurité et souveraineté alimentaires et nutritionnelles. Son objectif ? Assurer la sécurité alimentaire et la nutrition et de la souveraineté de la population en fournissant un appui au secteur rural (petits et moyens producteurs, et en particulier les femmes). Le document décrit les principes de cette politique et liste ses instruments de mise en œuvre.
http://www.magfor.gob.ni/descargas/SeguridadAlimentaria/Politica%20SSAN%20UV%20140509.pdf

Echanges Brésil-Afrique


Centre d’Excellence contre la Faim, 2012
Un atelier de présentation du PAA pour l’Afrique s’est tenu du 2 au 6 juillet au Brésil, organisé par le gouvernement brésilien, le Centre d’Excellence contre la Faim du PAM et la FAO Brésil. Ce séminaire a été l’occasion d’introduire le projet d’achats d’aliments locaux lancé dans 10 pays d’Afrique en 2012. Le programme est réalisé en partenariat avec le gouvernement brésilien, le PAM, la FAO et le département britannique de la Coopération Internationale.
Divers pays présents, tels le Mali, le Sénégal, le Niger, ont également présenté leurs plans d’actions et politiques publiques en matière de lutte contre la faim.
Présentation d’introduction à l’atelier :
http://fr.slideshare.net/WFPCentre/ss-coop-event-darana-centre-of-excellence-against-hunger-english
Présentation du programme d’alimentation scolaire du Mali :
http://fr.slideshare.net/WFPCentre/programme-dalimentation-scolaire-au-mali
Présentation du Sénégal :
http://fr.slideshare.net/WFPCentre/paa-africa-programme-inception-workshop-senegal-presenation
Présentation de l’initiative 3N « les Nigériens Nourrissent les Nigériens » :
http://fr.slideshare.net/WFPCentre/presentation-i3-n-brsilianiger


Département de l’agriculture, de la forêt et de la pêche de la République d’Afrique du Sud, 2012
Plus d’un Sud-Africain sur cinq étant en situation d’insécurité alimentaire, le gouvernement sud-africain a mis sur pied une politique de sécurité alimentaire, qui vise à combattre la faim et la pauvreté et à augmenter les investissements publics pour le développement rural.
Cette présentation permet de comprendre le contexte de la sécurité alimentaire du pays, les réponses apportées par les politiques publiques instaurées, leur cadre législatif et institutionnel, ainsi que les mécanismes de mise en place des mesures
http://www.slideserve.com/kasa/food-security-policy-zero-hunger-programme-for-the-republic-of-south-africa-director-general-department-of-agric#download


Collectif Stratégies Alimentaires, 2009
Fome Zero intéresse les OPs africaines. L’importance accordée à l’inclusion de la société civile, dont des organisations de producteurs, dans la stratégie Faim Zéro et plus précisément dans le PAA donne des idées de l’autre côté de l’Atlantique. Les OPs africaines souhaiteraient que se montent de tels programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle les impliquant, dans le cadre d’un partenariat avec le Brésil. C’est ce qui est normalement prévu au Sénégal à travers le Programme d’options stratégiques pour le pays du FIDA (COSOP).
http://www.csa-be.org/spip.php?article560


Castelo Branco Z., Luis Nassif Online, 2012
Le lancement officiel du cycle d’échange d’expériences entre le Brésil et cinq pays d’Afrique a eu lieu le 2 juillet 2012 à Brasilia, dans le cadre du séminaire PAA-Afrique – Achat d’aliments pour l’Afrique. L’Ethiopie, le Malawi, le Mozambique, le Niger et le Sénégal se penchent en effet sur la formulation de leurs politiques publiques en matière d’achat de denrées alimentaires. Le Brésil, par l’expérience de Faim Zéro, se positionne comme un partenaire de choix pour travailler avec ces Etats.
Accès à la brève :
http://advivo.com.br/blog/luisnassif/o-programa-de-aquisicao-de-alimentos-para-a-africa
Brève de la FAO, antérieure au lancement :
http://www.fao.org/news/story/en/item/123551/icode/

Le défi "Faim Zéro" de Ban Ki-Moon


ONU, juin 2012, 2p
Tout récemment, à l’occasion du Sommet Rio+20, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a lancé au monde le défi « Faim Zéro », dont les objectifs sont : d’assurer constamment et à tous l’accès à l’alimentation, d’éradiquer la malnutrition chez les enfants et femmes enceintes, de garantir la durabilité des systèmes alimentaires, de soutenir la croissance de la productivité et des revenus des petits exploitants (en particulier des femmes), de supprimer toute perte ou gaspillage alimentaire.
http://www.un.org/en/sustainablefuture/pdf/Zero_Hunger_Challenge_Press_%20release.pdf

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