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Bulletin de veille n°192 - 23 mars 2012

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Sommaire

- Insécurité et crise pastorale au Sahel : une note de plaidoyer du Réseau Billital Maroobé – 4 pages
- Briefing du CTA sur le pastoralisme : un compte rendu d’Inter-réseaux – 6 pages
- Améliorer les moyens d’existence des populations pastorales : une note thématique de la SNV – 8 pages
- Vidéo : le cri d’appel des pasteurs Peuls

- Une note d’Inter-réseaux – 3 pages
- Déclaration finale des producteurs – 4 pages
- Déclaration des jeunes ruraux – 4 pages

- Réunion de la Task Force de la CEDEAO : l’ensemble des documents de la rencontre
- Rencontre Resogest : l’ensemble des documents de la rencontre

- Avis conjoint sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest (mars 2012) – 2 pages
- Rapport du Niger / Concertation régionale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest
- Sécurité alimentaire en Afrique : comment en finir avec la faim ? Un article de presse de Jeune Afrique

- une page rassemblant les références relatives au cadre juridique et stratégique des politiques agricoles en RDC

- Zoom microfinance (SOS Faim) : Pour des taux d’intérêt justes et transparents en microfinance – 8 pages

- Consensus sur les directives pour la tenure foncière et l’accès aux pêches et forêts : texte final

- Trois articles de Jeune Afrique sur l’actualité des filières cotonnières en Afrique, et en particulier au Burkina et Mali

- Lait en poudre vs. production locale en Afrique de l’Ouest : un article des Cahiers de l’Agriculture

- Sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne : faut-il une rupture dans le modèle agricole ? Un article de l’IDDRI – 6 p.

- Réseau des irrigants méditerranéens : un projet pilote soutenu par FARM

- Le développement en partage. Fert, une histoire, une démarche : un livre en ligne
- Intervenir dans une région « à l’écart du développement » à Madagascar : l’expérience du GRET

- Deux produits innovants de capitalisation pour les réseaux d’acteurs de la recherche et du développement


Pastoralisme


Réseau Billital Maroobé, 22 mars 2012
Dans ce document de plaidoyer, le Réseau Billital Maroobé expose les éléments d’insécurité grandissante auxquelles les éleveurs pasteurs du Sahel sont confrontés depuis un an, mais de façon alarmante depuis début 2012, du fait des conflits armés sévissant au Nord Mali. Cela venant d’ajouter à un contexte d’insécurité alimentaire omniprésent du fait de la mauvaise saison pluvieuse de 2011-2012.
Ce document de plaidoyer est donc d’une part un état des lieux synthétique de l’état d’insécurité alarmante dans laquelle les éleveurs-pasteurs se trouvent aujourd’hui, une mise en avant des risques encourus par ces populations compte tenu des menaces de l’instabilité malienne sur la paix et la sécurité de l’ensemble des pays frontaliers (Niger, Mauritanie, Burkina Faso en particulier), mais surtout un appel que lance le Réseau Billital Maroobé au nom de tous les éleveurs pasteurs de la sous-région, à l’endroit des gouvernements et instances sous-régionales (Cedeao en particulier) mais aussi de la communauté des bailleurs de fonds au sens large, pour une action urgente, adaptée et coordonnées afin de porter assistance au pastoralisme en danger en Afrique de l’Ouest.
Ce document de plaidoyer est à diffuser largement dans vos réseaux.
Télécharger le plaidoyer (PDF, 4 pages) :
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/Plaidoyer_pour_le_pastoralisme.pdf

Briefing du CTA sur le pastoralisme : Note de compte rendu d’Inter-réseaux
Inter-réseaux, 20 mars 2012
Cette note vise à mettre en lumière quelques points saillants ressortis du Briefing organisé par le CTA à Bruxelles le 22 février 2012 et qui portait sur les « Nouveaux enjeux et opportunités pour le pastoralisme dans les pays ACP ».
Cette note ne constitue pas un compte-rendu exhaustif des échanges mais à faire ressortir des éléments qui semblent intéressants, ainsi que quelques points de débat.
Elle se divise en cinq parties :
- Contexte du pastoralisme - définition et caractéristiques. Le pastoralisme est un phénomène mondial, défini en premier lieu par la mobilité.
- Les contraintes rencontrées pour le développement du pastoralisme : dégradation environnementale, conflits et insécurité, marginalité politique, absence de politiques et de cadres publics.
- Pastoralisme : forces, atouts, opportunités. Le pastoralisme est « un outil efficace de survie spécialisé ». Il apporte une contribution notable aux économies nationales, exerce un impact limité sur l’environnement, assure une production de meilleure qualité. Il peut bénéficier de la croissance de la demande, du développement des innovations et des NTIC.
- Quelles politiques en appui au pastoralisme à différentes échelles ? Quels enjeux ? Un cadre politique pour le pastoralisme en Afrique a été créé, notamment pour protéger les pasteurs et renforcer leur contribution aux économies nationales.
- Des pistes de développement pour le pastoralisme : systèmes d’alerte et de prévention des crises, instruments financiers comme l’assurance indicielle, appui sur l’expérience du secteur privé mais aussi les connaissances traditionnelles.
Voir la note d’Inter-réseaux (PDF, 6 pages) :
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/Note_IR_Briefing_CTA_pastoralisme.pdf


Note thématique de la SNV, janvier 2012
La présente note thématique est basée sur les expériences de la SNV en matière d’appui aux pasteurs en Afrique, en vue d’améliorer leurs moyens d’existence. Elle se fonde sur une large gamme d’études de cas qui, à travers le continent, mettent en évidence un certain nombre de traits communs aux pratiques des pasteurs, par exemple dans leur gestion des ressources en eau, en Tanzanie et au Niger. Toutefois, elle souligne également la variété des contextes dans lesquels le pastoralisme est pratiqué, tel que le démontre les situations différentes de la transformation du lait au Kenya, au Niger et au Burkina Faso, ou encore les divers rôles joués par les courtiers locaux sur les marchés des produits de l’élevage au Sud Soudan et au Bénin. La collaboration avec les pasteurs a appris qu’ils ne sont pas les traditionalistes que l’on décrit souvent. Ils s’adaptent au changement rapide comme tout autre groupe en Afrique.
La présente note met en exergue l’éventail de stratégies d’adaptation, d’options de commercialisation et de mécanismes institutionnels qui ont cours à l’heure actuelle au sein de ces communautés. Ces expériences démontrent que le travail de la SNV a permis d’apporter des améliorations tangibles aux moyens d’existence des éleveurs, tout en augmentant leur contribution au développement économique dans certains des milieux les plus difficiles en Afrique aujourd’hui.
La note en version française (PDF, 8 pages) :
http://www.snvworld.org/sites/www.snvworld.org/files/publications/snv_practice_brief_2_improved_livelihoods_for_pastoralists_french.pdf
La note en version anglaise (PDF, 8 pages) :
http://www.snvworld.org/sites/www.snvworld.org/files/publications/snv_practice_brief_2_-_improved_livelihoods_for_pastoralists_english.pdf


SOS Faim, 2012 
Réalisé par Clara Ott et Eric Elléna, ce film est une plongée au cœur du mode de vie des pasteurs peuls au Sénégal et au Tchad – un mode de vie aujourd’hui menacé par la pression croissante des lois du marché. Il donne la parole à de nombreux témoins, qu’il suit dans leurs déplacements et leurs transactions, et démonte très précisément les mécanismes économiques et sociaux qui compromettent l’existence même de ces éleveurs.
Voir le film (49 min) :
http://www.sosfaim.org/ong-developpement-FR-multimedia-videos.htm

Forum paysan


Inter-réseaux, 20 mars 2012  
Du 18 au 21 février 2012, s’est tenue à Rome une rencontre d’une centaine de leaders paysans des quatre continents avec le Fida (Fonds international de développement agricole) (cf. encadré sur Fida). Le processus « Forum Paysan » est une initiative de dialogue dans la durée entre les OP du monde et le Fida à l’origine de laquelle Mamadou Cissokho, figure du mouvement paysan ouest-africain, a joué un rôle important. Une rencontre internationale a lieu tous les deux ans depuis 2006. Son objectif est d’infléchir l’intervention du Fida dans le sens souhaité par ses principaux bénéficiaires, les producteurs. Mais ce qui s’y joue semble parfois aller au-delà : le Forum Paysan est aussi perçu comme une tribune par certains représentants paysans face à des représentants des Nations Unies.
Organisé en marge de la rencontre du Conseil des Gouverneurs, la plus haute instance du Fida, l’objectif de ce Forum était d’ailleurs d’offrir aux OP l’opportunité de formuler une déclaration commune à l’attention du Fida et de ses Etats membres. Enfin c’est une opportunité pour les paysans de discuter entre eux, de nouer des alliances… et de se découvrir des différences.
On retiendra 4 questions fortes de cette rencontre :
- Verra-t-on émerger des faîtières de jeunes ?
- Le Fida se laisse-t-il influencer par les OP ?
- A quand le rapprochement entre OP anglophones et OP francophones d’Afrique de l’Ouest ?
- En ce qui concerne leur financement, les OP doivent-elles plaider pour obtenir des fonds publics ?
Voir la note (3 pages) :
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/forum-paysan-op-fida-2012-note-d


Forum paysan, Fida, mars 2012  
Dans leur déclaration finale au Forum paysan 2012 du FIDA, les organisations de producteurs adressent un ensemble de recommandations au Fida, aux gouvernements et aux OP elles-mêmes.
Elles invitent notamment le Fida à prendre les mesures suivantes :
- mettre en place un programme de subventions directement destinées aux organisations de producteurs ;
- recourir systématiquement à l’expertise de celles-ci dans les Programmes d’option stratégique pour le pays (COSOP) ;
- institutionnaliser la participation des OP aux systèmes de contrôle et d’évaluation.
Les OP invitent également les gouvernements à prendre une série d’initiatives, parmi lesquelles :
- reconnaître l’importance de l’agriculture familiale et des petits producteurs en l’intégrant pleinement dans les politiques agricoles ;
- augmenter les investissements dans les petites exploitations et sécuriser leur accès à la terre ;
- protéger les petites exploitations des risques liés aux marchés mondiaux ;
- promouvoir leur participation à l’application et à l’évaluation des politiques agricoles.
Enfin, les préconisations pour les organisations elles-mêmes sont les suivantes :
- travailler ensemble pour promouvoir un agenda commun et renforcer l’influence des OP à tous les niveaux ;
- donner une plus grande place aux jeunes hommes et femmes, et promouvoir leurs propres organisations ;
- établir un quota de 30 % de jeunes (dont 50 % de femmes) dans la délégation au prochain Forum paysan.
Voir le document (4 pages) :
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/declaration-finale-des-producteurs


Forum paysan, Fida, mars 2012  
Les jeunes ruraux donnent de la voix. Dans leur déclaration finale au Forum paysan du Fida, ils revendiquent une implication plus forte dans les politiques agricoles des pays africains :
« Nous sommes confiants quant à la création d’une « nouvelle réalité rurale », fondée sur une image positive de l’agriculture comme une activité dynamique. Nous croyons en notre capacité à devenir les entrepreneurs d’aujourd’hui, à travers des initiatives agricoles soutenables. Nous croyons que nous, jeunes agriculteurs, pouvons apporter quelque chose de nouveau ». Malheureusement, leur voix demeure marginale dans leur processus d’élaboration des politiques agricoles.
C’est pourquoi ils formulent une série de demandes :
- Une plus forte représentation dans les différentes instances ;
- Un soutien plus ciblé vers les initiatives de jeunes agriculteurs, sur le modèle du Youth For Change Project au Pakistan ou du Youth Innovation Fund au Pérou ;
- l’accès aux ressources naturelles, par exemple grâce à des programmes d’accès anticipé aux héritages de terrains (programme Intra-Vivos au Mexique) ;
- l’accès aux marchés, à travers la formation et en s’appuyant sur la mobilité et le dynamisme des jeunes agriculteurs ;
- l’accès aux services financiers, particulièrement difficile pour les jeunes agriculteurs, sur le modèle du programme de microfinance pour la jeunesse lancé en Equateur ;
- l’accès à la connaissance, grâce à l’intégration de l’agriculture dans les programmes scolaires et des initiatives plus spécifiques, comme le Centre de technologie agro-mécanique Don Bosco aux Philippines.
Télécharger la déclaration (4 pages) :
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/declaration-des-jeunes-ruraux-au

Stocks


Cedeao, 16 mars 2012  
La task force de la Cedeao sur la stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire s’est réunie à Ouagadougou du 5 au 7 mars.
L’objectif global de cette réunion était d’apporter un appui technique à la mise en œuvre de la feuille de route sur la réserve alimentaire de la CEDEAO, adoptée le 5 octobre 2011 à Dakar. Des représentants des structures nationales de gestion des stocks, des responsables de stocks, de réseaux d’OP agricoles, pasteurs et éleveurs, de l’interprofession céréalière du Burkina Faso, et des experts de diverses institutions étaient présents.
Cette réunion a permis de mettre en place définitivement la task force, à laquelle deux missions sont confiées :
- préparer et proposer le cadre d’orientation stratégique pour la conception de la réserve régionale de sécurité alimentaire ;
- piloter l’étude de faisabilité de la réserve régionale de sécurité alimentaire et alimenter en contenu sa réalisation.
Les discussions ont abordé plusieurs aspects de la question du stockage : l’articulation et la complémentarité des différentes échelles de gouvernance, la couverture des risques alimentaires, le choix des outils ou composantes de la réserve, le calibrage du stock, le choix des produits, l’origine de l’approvisionnement, l’entreposage et stockage des produits, le déclenchement de la mobilisation de la réserve, les bénéficiaires de la réserve, son financement et sa gouvernance.
L’étude de faisabilité doit être réalisée en avril-mai 2012 et une réunion de la task force pour l’examen, la discussion, les amendements de l’étude de faisabilité détaillée a été programmée fin mai 2012.
Pour voir l’ensemble des documents relatifs à cette rencontre :
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/strategie-regionale-de-stockage-de


Cilss, 20 mars 2012  
A l’invitation du Cilss, s’est tenue à Ouagadougou, du 29 février au 1 mars 2012, la réunion des structures en charge de la gestion des stocks de Sécurité Alimentaire dans les pays de la Cedeao, de l’UEMOA et du Cilss.
Cette réunion a permis de :
- faire adhérer l’ensemble des acteurs à la dynamique du RESOGEST à travers la signature d’un protocole de coopération entre les offices : une version révisée qui a été présentée aux participants avant la transmission pour adoption et signature par les Ministres (ou mandataires) ;
- appuyer la mise en œuvre d’un projet test dans sept pays dit projet « sept stocks » : les discussions ont notamment porté sur les modalités d’allocation de 5 % du stock national aux interventions régionales de solidarité, la nécessité de ne pas perturber les activités du secteur privé et de faciliter la circulation des vivres entre régions excédentaires et déficitaires et l’accompagnement des pays qui doivent mettre en place une réserve nationale ;
- mettre en place le cadre institutionnel du système d’information sur les stocks, qui sera adossé à des systèmes déjà existants comme Ecoagris.
Il est également apparu que sur les 14 pays réunis, quatre disposaient d’excédents à l’issue de la campagne et neuf de stocks de sécurité alimentaire. Enfin, un réseau d’interprofessions céréalières, intitulé « réseau des céréaliers d’Afrique de l’Ouest », est en cours de création et regroupera le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Ghana, le Niger, le Bénin et le Togo.
Pour voir l’ensemble des documents relatifs à cette rencontre :
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/rencontre-des-structures-en-charge

Sécurité alimentaire


Cilss, 15 mars 2012 
Le constat dressé par le Cilss à la lumière des derniers résultats de la récente campagne est alarmant : « la production céréalière révisée est de 16 424 000 tonnes. Elle est en forte baisse par rapport à l’année dernière (26%) et en baisse de 3 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années. La quasi-totalité des pays du CILSS accusent une baisse de production céréalière variant entre 9% et 56% par rapport à 2010 », les baisses les plus sévères touchant la Gambie et le Tchad. Pour le moment, les prix restent relativement proches de la moyenne quinquennale. Si les marchés pourront « assurer une part de la réponse à la crise localisée de cette année » grâce aux flux de surplus, « il est impératif d’assurer un approvisionnement correct des zones déficitaires », dont la situation est aggravée par les troubles et conflits en cours.
« Les acteurs publics devront éviter de perturber les marchés par des achats concentrés dans l’espace et le temps et faire appliquer les principes de la charte de prévention et gestion des crises alimentaires », préconise le Cilss. Au total, le nombre de personnes faisant face à une insécurité alimentaire sévère et ayant besoin d’une assistance immédiate est estimé à 5,7 millions.
Le Cilss préconise à la fois des mesures d’urgence et des mesures de long termes susceptibles de prévenir de futures crises.
Télécharger l’avis (PDF, 2 pages) :
http://www.cilss.bf/IMG/pdf/avispregec_abidjan_mars2012.pdf


Reca Niger, 17 mars 2012 
Du 13 au 15 mars 2012 s’est tenue à Abidjan (Côte d’Ivoire) la Concertation régionale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Cette réunion permet de présenter les résultats définitifs de la campagne écoulée pour chaque pays de l’Afrique de l’Ouest et la situation pour les zones à risque.
Cette réunion « de mars » fait partie du Dispositif Régional de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (PREGEC).
Outre l’avis conjoint sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest (voir note précédente), le « Rapport Niger » a été présenté lors de la réunion. Celui-ci inclut :
- les résultats définitifs de la campagne agricole 2011/2012 (production agricole, bilan céréalier et alimentaire prévisionnels actualisés, population et besoins de consommation),
- la situation pastorale (état des pâturages et des points d’abreuvement, situation zoo-sanitaire et mouvements des animaux) ;
- l’évolution des prix des céréales et la dynamique des marchés (analyse de l’offre et de la demande, niveau des stocks, évolution des prix des céréales et du bétail, dynamique des flux frontaliers)
- les zones et populations à risque identifiées ;
- les actions ou interventions d’urgence en cours et/ou programmées à l’endroit des populations vulnérables (y compris les actions de nutrition).
http://www.reca-niger.org/spip.php?article434
Télécharger le Rapport Niger (PDF, 31 pages) :
- http://www.reca-niger.org/IMG/pdf/RAPPORT_Niger_PREGEC_Mars_2012.pdf


Jeune Afrique, 15 mars 2012 
Alors qu’une nouvelle augmentation des prix de denrées de base risque de provoquer une crise alimentaire dans de nombreux pays d’Afrique, Jeune Afrique revient sur le paradoxe de ce continent : en dépit d’une surface agricole très importante, 85 % des denrées sont importées ; malgré l’importance de ses fleuves, le taux d’irrigation plafonne à 3 % ; et ses gigantesques gisements de phosphates n’empêchent pas une consommation d’engrais à l’hectare quinze fois moins importante qu’en Asie.
Cette situation met en évidence les insuffisances de l’agriculture subsaharienne : « Traditionnelle, éloignée des centres urbains, très faiblement mécanisée et déconnectée des principaux circuits commerciaux, elle est dans l’incapacité de nourrir les 400 millions de personnes vivant dans les villes. Dans les campagnes, les revenus sont si modestes que les populations, réduites à l’autarcie, sont immédiatement frappées de disette dès lors que les greniers sont vides ».
Jeune Afrique identifie deux pistes pour sortir de ce marasme de manière durable : « réorienter l’aide publique au développement vers l’agriculture » (5 % aujourd’hui) et « convertir les investissements en véritables sources de revenus et de ressources alimentaires pour les populations » - ce qui implique en premier lieu de mettre un frein à l’accaparement des terres.
L’article cite l’ingénieur agronome Marc Dufumier, partisan résolu de l’agro-écologie, pour qui il faut « investir dans les infrastructures essentielles à la hausse des rendements, à la conservation des récoltes et à leur commercialisation : réseaux d’irrigation et de drainage, silos, pistes rurales ». Cette stratégie n’empêche pas nécessairement la participation des grands industriels comme le singapourien Olam, à condition que la valeur ajoutée soit équitablement répartie, conclut l’article.
http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/JA2669p054-056.xml0/onu-developpement-pauvrete-agriculturesecurite-alimentaire-en-afrique-comment-en-finir-avec-la-faim.html

Politique agricole – RDC


La Voix du paysan congolais, mars 2012
Un nouvel onglet est apparu sur le site de la Voix du paysan congolais : intitulé « Politiques agricoles », il rassemble sur une seule page l’ensemble des références relatives au cadre juridique et stratégique des politiques agricoles en RDC. Il se divise en quatre sections :
- le cadre juridique, avec un lien vers la « Loi portant principes fondamentaux relatifs au secteur de l’agriculture » ;
- le cadre stratégique, avec des liens vers la Note de politique agricole et du développement rural et les DSCRP (documents de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté) 1 et 2 ;
- les programmes structurants, avec le Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) adopté en mars 2011, et le Programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA) ;
- les plans de développement agricole provinciaux (PDAP), avec des liens vers les plans de 8 provinces de RDC.
http://lavoixdupaysancongolais.com/politique-agricole-rdc-congo/

Crédit agricole


Zoom Microfinance, SOS Faim, mars 2012
Ce numéro 35 de Zoom Microfinance s’intéresse à la question des taux d’intérêt demandés par les institutions de microfinance : ceux-ci sont-ils justes et fixés selon des critères transparents ? En introduction, la note revient sur les principes économiques de fixation du taux d’intérêt et les leviers sur lesquels on peut agir pour le réduire.
L’argument selon lequel la demande est peu élastique au taux d’intérêt (le crédit est tellement important pour les producteurs que son taux influe assez peu sur la demande) est mis en perspective : le fait que l’activité agricole de ces producteurs est par nature peu rentable doit être pris en compte dans la fixation des taux.
La note examine également l’opportunité de plafonner les taux, sur laquelle les IMF sont divisées. Selon certains, les « concurrents » des IMF sont les usuriers et donc les banques traditionnelles : leurs taux sont donc par nature compétitifs. De plus, une limitation aurait pour effet d’inciter les IMF à sélectionner les « gros » crédits et à laisser de côté les producteurs les plus pauvres. D’autres sont favorables à une approche différenciée, par exemple entre les zones urbaines et les zones rurales, et à des dispositifs pour éponger les pertes que pourrait engendrer une limitation.
Enfin, la note examine la notion de transparence du taux. Souvent, la population ciblée ne dispose pas de l’éducation suffisante pour comprendre des systèmes de fixation de taux parfois complexes (entre les frais administratifs, les commissions, etc.), ce qui favorise les abus. Mais plutôt qu’une transparence qui favoriserait la mise en concurrence des IMF dans un cadre « libéral », SOS Faim préconise une action sur les coûts qui permettrait de réduire, en retour, les taux d’intérêt : intermédiation par des OP, crédits à la production, utilisation de la téléphonie mobile qui réduirait les coûts de transaction.
Télécharger la note (PDF, 8 pages) :
http://www.sosfaim.org/pdf/publications/zoom_microfinance/zm-fr.pdf

Foncier


FAO, 13 mars 2012 
Les négociations intergouvernementales sur les Directives Volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts, dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale, se sont terminées avec succès le 9 mars 2012. Environ 96 pays membres, des organisations de la société civile, des agences des Nations Unies ainsi que d’autres organisations internationales, des organisations paysannes et des représentants du secteur privé ont pris part à trois séries de négociations, menées par le Groupe de travail à composition non limitée du Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale (CSA).
Le projet de directives sera maintenant soumis à l’approbation finale du CSA lors d’une session spéciale convoquée à Rome à la mi-mai.
Ces directives volontaires « énoncent les principes et pratiques susceptibles d’aider les gouvernements et autres acteurs à administrer les droits fonciers, halieutiques et forestiers dans l’intérêt de leurs populations et de promouvoir la sécurité alimentaire et le développement rural », explique la FAO. Elles « portent sur un vaste éventail de thèmes, dont la promotion de l’égalité des droits des femmes à obtenir des titres fonciers, la création de systèmes de registres transparents accessibles aux ruraux pauvres, la corruption dans l’administration des droits fonciers, et la protection des droits informels, traditionnels à la terre, aux forêts et aux pêches ».
Le texte final : Voluntary Guidelines on the Responsible Governance of Tenure of Land, Fisheries and Forests in the Context of National Food Security (PDF, 40 pages) :
www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/VG_en_Final_March_2012.pdf
En savoir plus sur les directives :
- http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/
- http://www.fao.org/news/story/fr/item/129003/icode/

Coton


Jeune Afrique, 13 mars 2012
Jeune Afrique salue les restructurations survenues dans les entreprises cotonnières publiques en Afrique. Ainsi, CotonTchad a été liquidée, assainie et capitalisée par l’Etat pour laisser la place à CotonTchad Société Nouvelle, et s’ouvrira au secteur privé. Au Cameroun, la Sodecoton, parapublique, s’est également fortement restructurée. La Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles (CIDT) devrait faire l’objet d’un plan de relance notamment destiné à apurer ses dettes.
Toutes ces sociétés annoncent des résultats exceptionnels, grâce à une fin de campagne particulièrement favorable. Pourtant, les nuages s’amoncellent sur l’horizon : depuis novembre, le prix du coton à New York est à moins de 1 dollar depuis novembre, alors qu’il a plafonné à 2 dollars en mars 2011. Après une parenthèse faste entamée en 2010, qui a incité les pays africains à augmenter la production, des années difficiles s’annoncent.
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2669p062-065.xml2/mali-agriculture-producteur-reformevent-de-reformes-sur-les-entreprises-cotonnieres-en-afrique.html


Jeune Afrique, 13 mars 2012 
En lien avec la référence précédente, Jeune Afrique compare ici les modèles cotonniers malien et burkinabè face à la menace d’un effondrement des cours.
Six points de comparaison sont examinés :
- OGM et semences classiques : le taux de semences OGM devrait atteindre 60 % au Burkina, mais pour le moment, les gains de rendement (+30 %) sont décevants. Au Mali, « l’utilisation de graines classiques n’a pas empêché le pays de regagner sa place de premier cotonnier subsaharien », même si l’expérimentation d’OGM est désormais permise.
- Libéralisation : au Burkina Faso, l’Etat détient 35 % du capital de la Sofitex (30 % appartiennent au Fonds burkinabè pour le développement économique et social) ; au Mali, la privatisation de la CMDT (l’Etat détiendra 17 % de chacune des quatre filiales, réparties selon des critères géographiques, 22 % revenant aux producteurs et salariés) ne remet pas en question la présence de l’Etat.
- La politique vis-à-vis des producteurs : dans les deux pays, les intrants sont préfinancés et les prix fixés à l’avance, et un fonds de soutien a été mis en place, afin de favoriser le retour des paysans à la culture cotonnière ;
- La transformation locale bat de l’aile, au Mali comme au Burkina, où les graines sont presque intégralement vendues aux huileries, en raison de la faible compétitivité des filatures ;
- Le financement des filières est assuré par des pools bancaires ; les pertes éventuelles sont épongées par l’Etat au Mali, par les actionnaires à la Sofitex.
- Enfin, la marge de manœuvre dans la négociation avec les clients est réduite pour les deux Etats ; la Sofitex négocie la fibre de gré à gré, tandis que la CMDT recourt à des appels d’offres électroniques.
Cet article complet et enrichi de données chiffrées permet de mieux comprendre le contexte des politiques cotonnières au Mali et au Burkina Faso.
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2669p062-065.xml0/mali-agriculture-bib-cotoncoton-malien-et-burkinabe-deux-modeles-une-ambition.html


Jeune Afrique, 14 mars 2012 
Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le directeur de la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex), Jean-Paul Sawadogo, reconnaît que la grogne des producteurs burkinabè, motivée par le prix élevé des engrais et la baisse des prix du coton, a fait revoir à la baisse les objectifs de la campagne 2011-2012. Cependant, il se montre confiant et défend la politique d’ouverture aux OGM menée par la Sofitex, qui fait du Burkina une exception en Afrique. Il met notamment en évidence la moindre pénibilité du travail et des effets positifs sur l’environnement, car le coton OGM ne nécessite que deux traitements phytosanitaires par hectare, contre six à huit pour une semence classique. Le directeur de la Sofitex n’hésite pas à affirmer que « si cela ne tenait qu’à eux, les producteurs cultiveraient du coton transgénique à 90 % ».
http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/JA2668p084.xml0/interview-banque-coton-ogmjean-paul-sawadogo-sur-les-ogm-notre-bilan-est-tres-positif.html

Lait


Cahiers de l’Agriculture, février 2012 
Dans un marché laitier de l’Afrique de l’Ouest globalement dominé par la poudre de lait importée, l’étude porte sur les facteurs qui favorisent le recours à la production locale de lait. Elle s’appuie pour cela sur le cas de deux entreprises laitières qui incorporent dans leurs circuits de fabrication une part de lait local. Ces entreprises, situées l’une au Sénégal et l’autre au Mali, sont caractérisées par des histoires industrielles et des stratégies commerciales très différentes.
Pourtant, l’analyse des contraintes qui pèsent sur leurs stratégies productives et des opportunités commerciales qui s’offrent à elles montre une convergence vers un modèle industriel pragmatique combinant l’emploi de poudre importée et de lait local pour répondre aux attentes des consommateurs. Si, en Afrique de l’Ouest, une industrialisation laitière complète employant exclusivement du lait de collecte, apparaît toujours hors de portée, le lait local semble bien s’imposer comme un adjuvant essentiel dans la stratégie industrielle et commerciale des laiteries.
http://www.jle.com/fr/revues/agro_biotech/agr/e-docs/00/04/74/91/article.phtml

Agro-écologie


Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), mars 2012 
Ce policy brief écrit par Cédric Egal de l’IDDRI, se propose de résumer le débat sur les politiques agricoles en Afrique, où deux options globales se font face : la « nouvelle révolution verte », qui reste centrée sur l’augmentation des rendements à travers l’utilisation d’intrants chimiques et l’irrigation, et l’agro-écologie qui se constitue en modèle alternatif.
L’auteur se pose deux questions :
- « Le modèle alternatif représenté par l’agro-écologie représente-t-il une option plausible au regard des différents critères définissant la sécurité alimentaire ?
- Si tel était le cas, pourquoi un tel modèle demeure-t-il marginal ?
 »
Le modèle agro-écologique présente plusieurs avantages. Il permet de réduire l’impact de l’agriculture sur l’environnement, mais aussi de réduire la dépendance des producteurs en réduisant le recours aux intrants chimiques ; il donne la priorité aux investissements en biens publics ruraux (infrastructures, installations de stockage) par rapport aux biens privés (subventions aux intrants chimiques) ; il permet d’employer une main d’œuvre locale importante aux travaux (mise en place de pépinières, transformation et distribution du fumier, etc.).
De plus, la diversification des cultures promue par l’agro-écologie pourrait « garantir une alimentation plus saine et équilibrée pour les producteurs », et proposer une plus vaste gamme de produits aux producteurs, réduire la vulnérabilité des producteurs au marché, mais également aux chocs climatiques et environnementaux.
Enfin, l’impact sur l’environnement serait radicalement modifié : il donnerait à l’agriculture un rôle de « réducteur du changement climatique ».
En dépit de ces perspectives prometteuses, l’agro-écologie suscite toujours le scepticisme des acteurs. Cette méfiance s’explique par la prégnance du modèle de « révolution verte », notamment illustré par le Brésil, aux yeux des gouvernants africains. En second lieu, les bailleurs de fonds privés, qu’ils s’agissent de fondations ou d’entreprises, ont tendance à orienter pour des raisons idéologiques le modèle de développement vers les solutions productivistes. De plus, certaines fondations ont des liens avec les géants de l’agrofourniture.
En conclusion, l’auteur propose de « rééquilibrer les priorités financières en faveur de l’agro-écologie », pour donner à l’agro-écologie une chance de faire ses preuves, et développer des stratégies de transition.
Télécharger la note (PDF, 6 pages) :
http://www.iddri.org/Publications/Collections/Syntheses/PB0412_CE_modele%20agricole%20ASS.pdf

Irrigation - Méditerranée


FARM, 2012 
Le projet pilote de Réseau des irrigants méditerranéens (RIM) a pour vocation d’expérimenter des formations professionnelles au Maghreb sur les économies d’eau en irrigation et le développement des filières, au bénéfice de groupements d’agriculteurs (coopératives et associations d’irrigants). Le projet RIM, soutenu par la fondation FARM, repose sur un partenariat rassemblant des organisations professionnelles agricoles, des institutions de recherche et des bureaux de conseil spécialisés dans les approches participatives du sud et du nord de la Méditerranée.
Vous trouverez notamment sur le site :
- le rapport de bilan et de perspectives du projet : « RIM – Réseau des Irrigants Méditerranéens. Appui aux petites et moyennes exploitations agricoles au Maghreb : bilan d’une expérience de formation professionnelle ». Ce projet pilote du RIM a pour vocation d’expérimenter des formations professionnelles au Maghreb sur les économies d’eau en irrigation et le développement des filières, au bénéfice de groupements d’agriculteurs (coopératives et associations d’irrigants).
Télécharger le rapport (PDF, 102 pages) :
http://www.fondation-farm.org/spip.php?article815
- la mise en ligne des documents présentés lors du séminaire de bilan et de perspectives du projet, tenu le 3 octobre 2011 à Montpellier :
http://www.fondation-farm.org/spip.php?article818
- le compte-rendu vidéo d’une visite de responsables agricoles africains dans trois coopératives de l’Aisne (France), organisée en décembre 2011 par FARM et AFDI :
http://www.fondation-farm.org/spip.php?page=article&id_article=820

Appui au développement


Fert, 13 décembre 2011
Un livre en ligne retraçant l’histoire et la démarche de l’Association Fert, publié à l’occasion de la célébration de ses 30 années d’existence. L’ouvrage revient sur le parcours du Fert, en l’inscrivant dans la grande histoire professionnelle française d’après-guerre, avec la solidarité comme fil rouge structurant. La deuxième partie est consacrée à la méthode d’intervention de Fert, « qui s’est forgée et affinée durant années en cherchant à mettre en pratique dans des contextes difficiles et contraints les principes tirés de l’expérience paysanne française : rigueur, pragmatisme et mutualisme ». La troisième partie présente trois projets illustratifs de l’action du Fert, dont la structuration des services agricoles et animation d’un mouvement d’organisations paysannes à Madagascar (pages 165 à 179).
Cet ouvrage permet de comprendre l’action de l’un des acteurs historiques du mouvement des organisations paysannes.
Lire le livre en ligne :
http://fr.calameo.com/read/00051633135893e00f249


Gret, mars 2012 
Enclavement, conditions naturelles défavorables, ressources rares, abandon par les institutions étatiques, poids des traditions, crises alimentaires régulières, récurrence des actions d’aide urgence, telles sont les caractéristiques des régions « à l’écart du développement ».
Comment agir dans ce type de régions ? Peut-on y impulser des dynamiques durables de développement ? À quelles conditions ? Le Gret analyse rétrospectivement huit ans d’appui au développement dans une région de ce type : la région Androy, au sud de Madagascar.
Après une évaluation critique des résultats de son intervention, cette capitalisation montre notamment :
- que, compte tenu de la prévalence des actions à caractère assistancialiste, l’appui au développement ne peut se faire sans remettre en question le système global d’aide et dialoguer avec lui, afin de contribuer à une amélioration durable des conditions de vie de la population ;
- qu’il existe un enjeu fort de mettre en œuvre des mécanismes d’apprentissage progressif en cours de projet et une véritable politique de formation des cadres locaux, sur le long terme ;
- que la construction de partenariats institutionnels solides est difficile et nécessite une stratégie réaliste et continue, tout au long du projet.
Télécharger le document (PDF, 78 pages) :
http://click.icptrack.com/icp/relay.php?r=42771142&msgid=187934&act=5KBG&c=716981&destination=http%3A%2F%2Fwww.gret.org%2Fwp-content%2Fuploads%2FCoop_auj_75_integral.pdf

Outils de référencement et de capitalisation


AFOMDnet, 2012
Le réseau AFOMDnet (Réseau d’analyse des facteurs d’offres vivrières, de mise en marché et de diversification) réunit des chercheurs en sciences sociales « dans le but d’appréhender une thématique cruciale pour les pays ACP : le développement des productions vivrières et de diversification ». Il se donne quatre objectifs :
- capitaliser les nombreuses expériences de promotion des productions considérées, au moyen d’une démarche analytique et d’outils internet spécifiques ;
- promouvoir la reconnaissance des chercheurs des pays ACP à travers la publication de leurs analyses et résultats dans des revues scientifiques internationales ;
- positionner la recherche dans les réflexions et la conception de politique de promotion des productions considérées ;
- fournir l’appui aux autres réseaux de chercheurs pour l’adoption de la démarche analytique et des outils développés.
AFOMDnet a développé deux outils internet de référencement, qui constituent des aides précieuses au recueil des expériences et au partage de connaissances.
Le premier, intitulé SLIRE (Scientific literature referencing Internet tool, http://www.slire.net), est un outil de référencement des documents scientifiques et techniques. SLIRE est un outil performant permettant de retrouver des documents à travers l’institution d’affiliation des auteurs ou le thème abordé.
Le second, intitulé CAN (Capitalisation Analytique, http://www.cantool.net) est un outil destiné à la capitalisation des opérations (tels les projets de développement, mais pas exclusivement). Lui aussi alimenté de manière décentralisée par les chercheurs eux-mêmes permet de dresser une véritable « carte d’identité » de chaque opération (contexte, actions conduites, évaluation des résultats).

En outre, des « thésaurus » spécifiques référencent les documents relatifs à des thématiques spécifiques et constituent de véritables mines de données. Quatre thésaurus ont déjà été constitués :
- COLIRE, relatif à la production cotonnière ;
- AFOMDnet, qui répertorie les types d’actions possibles pour faire face aux contraintes limitant le développement des productions vivrières et de diversification en Afrique ;
- ESPEs-Africa, qui catégorise les sujets des domaines économique, social, politique et spatial en Afrique de l’Ouest ;
- TROPICAGRIF (Tropical Agriculture and Fisheries) en lien avec la recherche agricole tropicale.
Ces outils sont déjà utilisés dans cinq pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali et Tchad).

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