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Bulletin de synthèse n°8 - La promotion de la résilience au Sahel : changement d'approche ou nouvelle mode ?

La récurrence des crises alimentaires au Sahel a contribué à une évolution de la réflexion autour de l’urgence et du
développement. Elle a également convaincu les bailleurs qu’il fallait traiter la question de la sécurité alimentaire de manière
plus résolue et durable. Dans le cadre de ces évolutions, un mot a fait son apparition dans le discours des différents acteurs
(ONG, bailleurs, institutions régionales, etc.) : celui de « résilience ». Dans la littérature, dans les programmes d’aide, dans les
documents stratégiques, dans les politiques régionales, le terme connaît une fortune remarquable, au point d’apparaître
parfois comme un véritable slogan. L’initiative AGIR (Alliance Globale pour l’Initiative Résilience), lancée en décembre 2012 à
l’initiative de la Commission européenne, en fait le socle d’un objectif d’éradication de la malnutrition au Sahel.
Il nous a paru intéressant de comprendre ce que le terme recouvrait aux yeux des différentes parties prenantes, en faisant
apparaître les points de convergence et de divergence, les avancées que la résilience peut (ou non) représenter et surtout ce
qu’elle peut signifier dans le contexte sahélien. La présente synthèse s’est appuyée sur la littérature consacrée au sujet et sur
une vingtaine d’entretiens avec des acteurs impliqués dans l’urgence et le développement (bailleurs, organisations de
producteurs, ONG, institutions régionales, experts). Ces entretiens sont consultables en ligne (http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/serie-d-entretiens-d-inter-reseaux).
Voici les questions auxquelles ce travail tente de répondre :
- Qu’est ce que la résilience ? Est-ce une simple mode ou un véritable changement de paradigme des politiques de sécurité
alimentaire au Sahel ? Quelles sont les initiatives en cours dans la région ?
- Est-ce que les perceptions des différents acteurs sont convergentes ?
- Quels sont les défis que soulève ce concept ?

Lire la synthèse (8p.) :
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/BDS8_Resilience_Sahel.pdf

Voir la version anglaise
http://www.inter-reseaux.org/bulletin-de-veille/article/food-sovereignty-brief-no8

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1 commentaire

  • Dominique LEVAL 8 avril 2013 22:04:42 Supprimer

    Bonjour.

    Je reçois vos bulletins de veille, intéressants, et je les apprécis.
    J’ai cependant une remarque sur l’un d’eux, intitulé Bulletin de synthèse de SA, et titré La promotion de la résilience au Sahel. Vous affirmez en début de 2e page, dans le sous chapitre ’’nouvelles crises, nouvelles réponses’’ que les dernières crises ne seraient pas dues à la faiblesse des productions, mais à des variations anormales de prix.

    Je connais bien le Sahel, où je suis régulièrement depuis 15 à 20 ans ; Je connais bien par ailleurs le marché céréaliers international pour le suivre de façon très assidu. Je ne pense pas pouvoir être d’accord avec votre affirmation, et la hiérarchie des causes que vous donnez :
    1 - En 2004/05, le Sahel à eu une crise de productivité suite à criquets
    2 - En 2007/08, le monde a eu une crise de productivité céréalière, renforcée par des dégradations très fortes de qualités des céréales en Europe à la suite d’infections parasitaires difficilement contrôlables (devenues invendables en alimentation humaine du fait du renforcement des normes mycotoxines), plus si je ne me trompe pas une crise écologique en Russie (feux immenses dans des zones céréalières)
    3 - En 2011, le Sahel a connu une crise de productivité suite à sécheresse.

    Sur ces 3 campagnes, si ma mémoire est bonne, il se trouve qu’il y a eu conjonction de mauvaises situations productives sur plusieurs continents incluant de grands pays exportateurs.

    Donc je pense que ce sont les crises de productivité physique qui ont engendré les variations amples de prix (variations probablement accrues par les rumeurs de déficit global, et un peu de spéculation des grands traders notamment). Je pense qu’il ne faut pas inverser les choses.
    Par ailleurs, je pense qu’il ne faut pas se plaindre des prix plus hauts des produits agricoles. Cela constitue une formidable opportunité pour les exploitations familiales où qu’elles se trouvent pour refaire du revenu décent, permettant de reprendre des investissements productifs. Je peux en effet vous dire, chiffres à l’appui, qu’avant 2007, en France (et donc en Europe) le prix du blé sortie ferme est en dessous du coût de production 7 années sur 10. Comment voulez vous que les exploitations familiales résistent dans une telle configuration. Il est donc heureux que depuis 2008, ce prix soit plus régulièrement proche des 200 Eu/t que des 100 Eu/t, et il faut que cela dure.

    Avec mes sincères salutations, et mes remerciements pour vos envois enrichissants. Merci de continuer.

    Bien à vous.

    D. LEVAL


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