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Assurer la viabilité et promouvoir le développement des systèmes de stockage alimentaire de proximité en Afrique de l’Ouest

Les systèmes de stockage alimentaire de proximité un rôle à jouer dans la sécurité alimentaire et dans la régulation des marchés. Alors que la réserve régionale de la CEDEAO est en train de s’opérationnaliser, les stocks de proximité vont devoir sortir de leur atomisation, afin d’envisager des formes de coordination avec les autres lignes de défense.

C’est dans ce contexte que SOS Faim et OXFAM ont pris l’initiative d’organiser à Ouagadougou du 23 au 25 février 2016 un atelier consacré aux systèmes de stockage alimentaire de proximité en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre visait deux objectifs : partager et capitaliser les expériences de systèmes de stockage alimentaire de proximité dans la gestion de leurs activités, afin de contribuer à la définition de bonnes pratiques de gestion et l’amélioration des performances du secteur - construire et présenter aux décideurs politiques nationaux et régionaux un plaidoyer intégrant des mesures qui prennent en compte et soutiennent les systèmes de stockage alimentaire de proximité, dans la perspective de leur intégration dans la politique régionale de sécurité alimentaire et de régulation des marchés. Cette rencontre a réuni près de 90 participants représentant une vingtaine de réseaux ouest-africains opérateurs de stockage alimentaire de proximité, les principales institutions nationales, régionales et internationales en charge de la sécurité alimentaire et de la régulation des marchés en Afrique de l’Ouest (Cedeao / ARAA, UEMOA, CILSS / Agrhymet, institutions nationales de gestion des stocks), des agences internationales de développement partenaires de ces institutions (UE, AECID, FAO…), ainsi que des organisations faîtières de producteurs, des ONG et bureaux d’étude, des instituts de recherche, et des institutions financières.

Cette publication résulte des travaux réalisés en préparation de cet atelier, et des
présentations et des échanges qui y ont eu lieu.Après avoir rappelé le contexte des stocks de proximité en Afrique de l’Ouest, elle présente une série de synthèses thématiques illustrées d’exemples sur différentes problématiques relatives aux stocks de proximité. La dernière partie reprend la synthèse des travaux de l’atelier.

Télécharger la publication en cliquant sur le symbole PDF ci-dessous.

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1 commentaire

  • CHEVALIER Patrick 15 septembre 2016 14:28:48

    Merci pour ce document très bien documenté et organisé, agréable à lire.
    J’aurais 5 questions en comparant les propos avec ceux qui ressortent des documents concernant les 5 pays anglophones. L’approche y est différente. Le stockage y est vu comme un moyen du processus de commercialisation alors que dans les pays francophones la commercialisation est une étape de l’activité des centres de stockage se situant encore dans une double perspective : sécurité et commerce (même si le commerce est estimé nécessaire pour rentabiliser les coûts de stockage)
    1/ Les frais de stockage représentent 25% du prix d’achat. C’est supérieur aux 15-20% maximum évoqués dans les publications du CTA qui concernent l’Afrique de l’Est (http://www.cta.int/fr/article/2016-06-21/structurer-le-commerce-au-profit-des-exploitants-agricoles.html) Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, sud soudan, Tanzanie.
    Dès lors, les BC sont soumis à une forte pression et doivent réaliser une marge considérable.
    Il serait utile d’analyser précisément les coûts fixes et variables, directs et indirects des 4 fonctions : qualité-stockage physique-financement-commercialisation afin d’y voir plus clair.
    2/ Apparemment les prévisions des prix de vente sont délicates et source de risque. Je n’ai pas lu qu’un système d’information sur les cours soit disponible.
    Ratin : permet de suivre les cours de manière dynamique. Pourquoi pas de système équivalent en zone francophone ? Je m’évertue à proposer ce type de dispositif quasi gratuit au regard des sommes en jeu depuis des années et apparemment cela intéresse peu.
    3/ Les contrats passés entre vendeurs et CB prévoient rarement un partage des risques et des bénéfices liés aux opportunités de commercialisation. Dans les expériences mentionnées sur les différents pays il est souvent prévu un bonus partagé entre les deux partenaires en cas de bonne surprise.
    4/ Les études de cas CTA mentionnent un élément décisif de l’amélioration des situations des producteurs et aussi des CB : l’organisation collective de la commercialisation contribue directement à une amélioration des rendements et la qualité des produits. Elle est même pensée dans ce but, en facilitant le travail des producteurs. Cela doit être porté à l’actif des CB et permettrait de voir autrement la distinction entre zones déficitaires tournés vers la sécurité et excédentaires tournées vers le commerce.
    5/ Enfin, pour quitter la comparaison avec les études du CTA, au plan économique il est patent que les taux d’intérêt consentis aux CB ou aux producteurs réduisent beaucoup leurs marges respectives. Des taux de 20% pour des marges de 5% à 10%, même s’ils ne s’appliquent que sur une petite partie (voir la nécessité d’estimer les coûts de la fonction financement) s’exercent parfois sur le CB et les producteurs sur la même somme. Dans ce cas, 20%+20% ça fait beaucoup ! C’est bien le business le plus rentable dans la chaîne de valeur (et une des causes de pauvreté les plus pesantes). C’est donc, sur une fonction qu’il faut internaliser pour s’en sortir. Au pire, c’est sur cette partie financement qu’il faut réaliser des économies.
    Merci pour vos remarques et dans l’attente d’un échange
    Patrick CHEVALIER
    www.cassave.org


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