Ce numéro spécial revient sur le déroulement des négociations APE et sur la situation actuelle : après le 31 décembre 2007, où en est-on ? Une interview de Peter Mandelson qui s’exprime sur la "fin" des APE est suivie de plusieurs articles qui font le point sur la situation dans les différents blocs régionaux. Pdf 1.23 Mo.
Le président du Conseil National du Patronat du Sénégal expose dans cet article la chronologie des événements et surtout les raisons, argumentées, pour lesquelles beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest et le Sénégal en particulier ont refusé les APE en l’état. "Il ne saurait être question d’envisager un APE, alors que de profonds désaccords existent avec l’Union européenne sur la prise en compte de la dimension développement ». Enfin, c’est la question du type de partenariat Europe-Afrique que l’on veut promouvoir qui est posée.
Paraphé et non pas signé. La sémantique apparaît importante aux yeux de Babacar Ndao du Roppa qui, lors de la conférence de presse que Enda/Africa Trade Network a donnée le mercredi 19 décembre dernier à Dakar, a tenu à expliquer la position de la Côte d’ivoire par rapport à l’accord intérimaire que ce pays a obtenu avec l’Union européenne en vue d’un APE.
Les gouvernements ivoirien et Ghanéen ont tour à tour paraphé un "accord d’étape" dans le cadre des négociations sur les nouveaux accords de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et les pays ACP. Ces démarches menacent-elles l’intégration régionales ? Selon cette analyse, la Cedeao et l’UEMOA s’engagent à ’"encadrer" et ’"accompagner" ces deux pays et d’harmoniser lesdits accords "dans la mesure du possible" afin d’éviter une différence de traitement entre les pays membres. Il s’agira en définitive d’intégrer ces accords d’étapes dans tout le processus de négociation qui sera poursuivi par la région.
Si l’actualité des APE et plus largement des négociations commerciales vous passionnnent, c’est le moment de vous abonner à la lettre d’information mise en place récemment par un groupe de veille constitué informellement et rassemblant plusieurs institutions : fidafrique, afdi, inter réseaux, oxfam, le hub rural, sos faim, la fongs, ainsi qu’un groupe de personnes ressources recueille régulièrement des informations sur les négociations commerciales agricoles et plus largement la compétitivité et les marchés des produits agricoles en Afrique de l’ouest et du centre. Cette page d’actualité vise à faciliter l’accès et à compléter les informations pour les acteurs impliqués dans les processus de négociations en cours. Inscrivez vous via ce lien pour la recevoir. http://www.inter-reseaux.org/commerce.htmCes informations sont également disponibles sur le site du Hub rural : http://www.hubrural.org/spip.php?rubrique119
Comme monsieur Jourdain, des millions d’agriculteurs dans le monde pratiquent ce qu’on appelle l’agriculture biologique, souvent sans le savoir. Bien que seul un petit nombre d’entre elles soient certifiées comme "biologiques" par des organismes externes et que très peu de la nourriture qu’elles produisent soit étiquetée biologique, le marché mondial pour les produits alimentaires biologiques s’accroît, tout comme les pressions pour la certification. Certains soutiennent que ce boom de l’agriculture biologique représente une opportunité importante pour les petits agriculteurs, mais il est à craindre que les systèmes de certification biologique existants soient en fait en train de faire l’inverse, c’est à dire préparer le terrain pour que l’agrobusiness s’en empare. Ce rapport fournit une première vue d’ensemble des réglementations relatives aux semences en agriculture biologique et évalue ce que ce type de réglementations signifie pour l’avenir de l’agriculture biologique et des d’agriculteurs qui la pratiquent.
« Consommons ce que nous produisons » une formule utilisée par un homme politique burkinabé mais qui s’applique aussi outre atlantique, au Canada, où certains prônent les avantages d’instaurer systématiquement des politiques étatiques dans ces domaines.
Même aux pires moments de la guerre civile, au milieu des années 90, et avec le baril à 10 dollars, la sécurité alimentaire du pays n’était pas aussi menacée. Face à la montée des prix des produits alimentaires importés, l’Etat envisage des subventions aux produits importés, au détriment de la production locale. Pourtant les terres agricoles nationales sont capables de répondre à la demande locale pour certains produits mais l’Algérie n’a jamais mis en place une politique agricole adéquate.
Article synthétique présentant l’évolution des grandes filières et marchés agricoles (céréales, pomme de terre, lait, viandes et huiles végétales) en Algérie, au cours des années 90 et 2000, après leur passage à l’économie de marché.
Les récentes controverses et polémiques qui ont émaillé la scène nationale quant à la perspective du développement d’une production laitière locale en substitution des poudres de lait importées, dont les volumes, les valeurs et les prix n’ont pas cessé d’augmenter depuis l’an 2000, particulièrement durant 2006-2007, amènent les auteurs de cet article à s’interroger sérieusement sur le système d’élevage bovin algérien et ses capacités réelles à produire du lait frais à moindre coût. Une enquête régionale partielle permet de conclure que dans 70 % des cas, la rentabilité n’est obtenue qu’au prix des aides consenties par l’État . En d’autres termes, il faudra subventionner d’avantage le lait cru, comme l’a suggéré d’ailleurs le ministre de l’Agriculture, pour que les éleveurs puissent rentabiliser leur production et tenter de l’augmenter. C’est en tout cas mieux que de subventionner l’importation de la poudre de lait.
Cette étude, (en anglais) initiée et coordonnée par le "West African Trade Hub" et l’Alliance Africaine Cajou a mobilisé différents partenaires pour le financement et la réalisation d’une enquête dans dix pays Ouest-Africains. Cette démarche fait suite au constat que moins de 10 % des 475 000 tonnes d’anacarde produites annuellement en Afrique de l’Ouest sont transformées localement, une performance très faible compte tenu du statut de deuxième région productrice mondiale d’anacarde en 2006. Dans ce cadre, le marché local est le seul débouché pour les transformateurs de petite taille. La croissance de ces marchés locaux aiderait les transformateurs à mieux rentabiliser leur activité. Cette étude est conçue comme un outil à destination des transformateurs d’anacarde qui cherchent à augmenter leurs ventes sur le marché régional ouest-africain.
Le premier recensement des ressources de l’agriculture et de l’élevage jamais réalisé au Niger a révélé que les atouts agricoles du pays ont été considérablement sous-estimés. Par exemple, le pays a un cheptel de plus de 30 millions de têtes de bétail, soit 30 % de plus que les estimations. Cela « signifie que notre produit intérieur brut est supérieur de 2 % à nos estimations", a déclaré le Directeur général de l’Institut National des statistiques du Niger. "Nous détenons quasiment le plus vaste cheptel d’Afrique de l’Ouest", a-t-il ajouté. "En conséquence, il n’y a aucune raison pour que nous dépendions des importations de lait, et nous pourrions aussi devenir des exportateurs de viande".
Après la signature de la convention de financement partiel de la campagne 2007/2008 avec le pool bancaire international, le directeur général de la Société burkinabè de fibres textiles (SOFITEX), revient sur ce sujet dans cet entretien. "C’est un fonds de 65 millions d’euros, soit plus de 42 milliards de francs CFA dont nous avons bénéficié, preuve que malgré les difficultés auxquelles fait face l’ensemble de la filière cotonnière africaine, ses partenaires lui font toujours confiance et croient qu’elle est en mesure de relever les défis."
A l’initiative du Bureau pour la formation professionnelle (BFPA) du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, ce programme devrait prendre fin en 2008. Il a été élaboré en vue de faciliter l’appropriation et la mise en oeuvre de la stratégie nationale de formation agricole et rurale au Sénégal par tous les acteurs. Cet article revient sur ses motivations et sa mise en oeuvre
Les entreprises agricoles vietnamiennes s’aperçoivent de la nécessité d’avoir une marque. Car celle-ci est un atout de poids dans un marché fondé sur la libre concurrence. La province de Vinh Long (delta du Mékong) a facilité ces dernières années l’enregistrement des marques commerciales des organisations et entreprises. S’agissant des fruits, Vinh Long possède actuellement 2 marques réputées : Nam Roi pour le pamplemousse de l’entreprise privée Hoàng Gia, et Tam Binh pour l’orange de la coopérative du même nom.
Lors du Sommet Chine-Afrique organisé début novembre 2006 à Beijing, le gouvernement chinois s’est engagé à envoyer, jusqu’en 2009, cent experts agricoles en Afrique et à établir dix centres spéciaux de démonstration de techniques agricoles dans le vieux continent. Cette mesure annoncée est en cours de concrétisation. Pour ne citer qu’un exemple, le centre de formation agricole de Sangalkam, proche de Dakar, dans lequel une vingtaine d’espèces de legumes poussent grâce aux efforts des agronomes chinois chargés de former des maraîchers sénégalais. A voir ou à revoir également notre bulletin de veille spécial Chine-Afrique.
La conférence annuelle sur le bilan et la politique agricole s’est tenue à Pékin les 22 et 23 décembre. Les productions de grains, de viandes et d’huiles alimentaires sont devenus des facteurs majeurs de l’inflation. Cependant, il s’agit de trouver un équilibre pour améliorer le revenu des zones rurales (56% de la population) nécessaire pour augmenter la consommation.
La traction animale peut fournir l’électricité d’une station radio de 1000 watts. Cette expérience est développée en Centrafrique. Technologie se voulant accessible, les plans du générateur sont disponibles sur internet (250 Ko).
Lors de la conférence de Bali, la FAO a annoncé la tenue d’une conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale et les défis des bioénergies et du changement climatique, qui se tiendra du 3 au 5 juin 2008 au siège de la FAO, à Rome. Au centre des travaux figure cette question essentielle : comment l’agriculture pourra-t-elle continuer à produire des quantités adéquates d’aliments pour nourrir une population mondiale croissante, en particulier les pauvres et les personnes vulnérables, dans des conditions climatiques changeantes ? La conférence sera naturellement axée sur les défis spécifiques que posent le climat et la bioénergie aux secteurs de l’alimentation, de l’agriculture, des forêts et de la pêche.
Les blogs sont de plus en plus reconnus comme des outils d’informations particulièrement pertinents, et permettent de mettre en ligne de façon chronologique, et parfois thématique, les informations, réflexions et liens pertinents vers le web. En témoigne celui administré par Willem Van Cotthem, qui nous fait partager les trouvailles qu’il glane sur le net.
Pouvoir partager des fichiers en ligne avec des collègues, des amis peut-être très utile dans bien des situations. Par exemple lorsque l’on ne peut envoyer un gros fichier par mail à un correspondant.
Nous vous proposons l’utilisation de drop.io. C’est un service de partage et de stockage de fichiers en ligne. Il y a des centaines de services de ce type, mais celui-ci est vraiment très intéressant. Lorsque vous créez votre espace (Drop) drop.io ne vous demande rien, même pas votre adresse courriel. En fait, tout ce que vous devez faire pour créer un espace collaboratif sur Drop.io, ce sera de donner un nom à votre espace, un mot de passe et l’échéance de votre groupe. drop.io offre des groupes qui ont une vie limitée dans le temps. Vous sélectionnez cette durée qui peut être d’une journée, d’une semaine, d’un mois ou d’un an.[...]
Voir la suite sur le site de Descary http://descary.com/dropio-un-super-espace-de-partage-de-fichiers/
Site du service : http://drop.io
How can East and Southern African nations reduce poverty and hunger through agricultural growth ? How can they create sufficient market demand to power such growth ? This report proposes answers to these questions, applying a general equilibrium framework to the experiences of Madagascar, Malawi, Mozambique, Tanzania, Uganda, Zambia, and Zimbabwe. The authors conclude that, for countries like these, promoting traditional agricultural exports, developing nontraditional exports, and increasing food staple growth will probably not be sufficient to generate a significant level of economic growth.
Since the late 1990s, the development discourse in Africa has been dominated by the idea that of a "New Green Revolution in Africa". This call has been promoted by the United Nations, governments in Africa and beyond, funded by private philanthropic foundations, and supported by agricultural transnational corporations. This report provides a critical analysis of the key players promoting the New Green Revolution in Africa and the dynamics among them.
The Democratic Republic of Congo is one of Africa’s most promising biofuels producers due to its vast amount of farmland suited to a range of crops from palm oil to soybeans, a top UN economist has said. This senior economist at the UN Food and Agriculture Organisation (FAO), told that the DRC had 80-115 million hectares of unused arable land, 4 million of which could be irrigated. "The DRC and many of the African countries have an enormous agri-ecological potential,". "They have production potential for more than (sugar) cane : palm oil, maize, jatropha, cassava even soybeans - whatever is suited to tropical and highland conditions."
Everywhere in the world, small-scale farmers are collaborating with each other in some way : forming groups, sharing information, working together. Under the right circumstances, farmers’ groups can make a very positive difference to the lives of those working to improve their livelihood options, as well as to the sustainable management of natural resources. The vast majority of articles published in the LEISA Magazines describe situations where communities working together formally or informally are a key part of the experience. For many farmers and communities in rural areas, working together is an obvious, time-tested and often necessary idea.