Philippe Jouve
Articles de cet auteur (4)
Le continent africain dispose de conditions physiques plutôt favorables à la mécanisation de l’agriculture : vastes étendues de terres cultivables, faibles contraintes topographiques. A priori les obstacles naturels à son développement ne sont donc pas majeurs si ce n’est la vulnérabilité des sols tropicaux à des interventions mécaniques inappropriées. Or en dépit de ces conditions la mécanisation y est encore peu développée.
Pourtant, de nombreuses tentatives d’introduction de la mécanisation-motorisation ont été faites en Afrique subsaharienne. La coopération française a pendant de longues années tenté, (...)
Confrontés depuis des décennies à des conditions pluviométriques très fluctuantes, les paysans du Sahel ont peu à peu adapté leurs systèmes de production aux risques climatiques. Quelles sont les pratiques et stratégies utilisées pour y parvenir ?
Le risque est inhérent à l’activité agricole. Il peut être de différentes natures : économique, avec notamment la fluctuation des prix, sanitaire du fait des maladies et parasites qui menacent les animaux et les cultures, ou climatique. En agriculture pluviale, c’est incontestablement ce dernier risque qui est le plus à craindre et ce d’autant plus que le (...)
Quelle relation y a-t-il entre les risques et les aléas climatiques ? Si l’on en croit les travaux du Giec , les changements climatiques vont entraîner une augmentation de température dans différentes parties du globe et particulièrement en Afrique. La première conséquence de cette évolution sera un accroissement de l’aridité du climat et une accentuation des aléas climatiques et de leurs conséquences pour l’agriculture.
Face à une telle évolution, les paysans d’Afrique subsaharienne peuvent recourir à trois grands types de méthodes de lutte contre les aléas climatiques :
Les méthodes préventives : le (...)
On pourrait largement doubler la production céréalière de l’Afrique de l’Ouest si on donnait aux agriculteurs les moyens techniques et financiers d’utiliser des engrais chimiques et organiques. Les producteurs le savent. Les scientifiques le prouvent. On peine à comprendre pourquoi ce n’est pas la priorité numéro un des gouvernements.
Si l’aide alimentaire est parfaitement justifiée en situation de famine, il n’en reste pas moins que seule l’amélioration de la production céréalière locale pourra permettre d’assurer de façon durable la sécurité alimentaire des populations de régions comme l’Afrique de (...)